Vientiane

14/01/2010

Vientiane

Le vol, effectué avec un turboprop de la Lao Air, de Phonsavan à Vientiane était un saut de puce de 25 min. Mon hôtel d’habitude est plein – j’aurais dû acheter une carte SIM laotienne pour faire mes réservations par téléphone… Mais ce ne sont pas les hôtels qui manquent à Vientiane et j’ai vite trouvé une chambre ailleurs.

Vu que nous sommes jeudi, il convient de préparer déjà mon départ vers le Vietnam car on approche le weekend. J’apprends que Vientnam Airlines vole 7 j sur 7 vers Saigon, donc pas de problème, semble-t-il, de ce côté là.

Puis, il me faut le visa vietnamien. Les services consulaires sont ouverts de lu à ve de 8h à 11h30 et de 13h30 à 14h30. J’irai demain de première heure. On peut avoir son visa dans la journée, faut payer plus cher…

15/01/2010

J’ai donc un programme bien établiaujourd’hui. Le consulat ouvre en vérité à 7h30 et j’ai bien fait d’être en avance. Mon visa sera prêt à 13h30.

Cela me laisse le temps de flâner un petit peu au retour vers le centre ville. Mon chemin passe par le Pathu Xai, un genre d’arc de triomphe. Cela ne ressemble vraiment pas à celui de Paris, comme quelques imbéciles prétendent, vraiment pas! On peut tourner la tête comme on veut: Pathu Xai penche vilainement.

Pathu Xai

En s’approchant un peu plus du fleuve, on passe par That Dam, aussi appelé le Stupa Noir. La couleur est plutôt brique sale et le surnom viendrait plutôt du fait que son enveloppe dorée a été volée dans le passé. Il est impossible de le photographier sans des fils telephoniques disgracieux ou des voitures garées.

le stupa noir

Le centre de la ville est pour moi la fontaine de Nam Phu qui brille de toutes ses gouttelettes ce matin:

Nam Phu

Arrivé là, j’ai besoin de reprendre des forces. Tiens, la pâtisserie JoMa m’invite avec de vrais croissants et du bon café lao.

Partout en ville, je remarque une activité de construction débordante, une pluie d’or serait-elle tombée du ciel? Cela devient carrément hallucinant au bord du mékong: toute la promenade lelong de la rive est interdite par des chantiers. J’espère que cette paisible capitale ne prenne pas un coup mortel à son aspect presque villagois…

Je passe par les Wat les plus importants du centre ville:  Wat Si Sakhet et Wat Mixai qui, entièrement entourés par la ville vorace, ne se prêtent pas à la photo.

Il est midi et je dois me dépêcher pour manger et le retourner à l’embassade, chercher mon visa.

Ce dernier en poche, je me rends vite chez l’agent de voyage. Hélas, l’avion que j’avais prévu la veille et qui avait encore des places, affiche complet. Je passerai donc le samedi encore à Vientiane.

16/01/2010

Cette « panne d’organisation » me permet de flâner un peu plus dans la ville.

Je découvre Chinatown et un petit marché de nuit où on peut acheter toute sorte de plats préparés vraiment très laotiens.

marchande de cochonailles

On joue même a « petang » a côté,  ça vous rappelle quelquechose?

Je crois je vais faire mon repas du soir avec quelques brochettes et autres délicieuses grillades achetées ici. Le tout sera arrosé d’une BeerLao, l’excellente bière nationale, vendue dans des bouteilles de contenance généreuse.

17/01/2010

Je dois prendre un taxi vers 8h et j’ai juste le temps de prendre un petit déjeûner baguette/ oeuf/ thé au « fruit heaven » à côté de mon hôtel.

A bientôt à Saigon.

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Les montagnes du centre et Xieng Khouan

12/1/2010

en route vers Phonsavan

Mon minibus pour Phonsavan dans la province de Xien Khouang et la fameuse plaine des jarres part à 9 h. Nous ne sommes pas très nombreux à vouloir faire cette expédition et visiter cette région, frontalière du Vietnam. Confortablement installés, nous pouvons aborder la belle route, passant par Kasi à Phou koun avant de tourner vers l’est et la frontière vietnamienne. A mon avis, c’est par ici où l’on trouve les plus beaux pics et des points de vue les plus merveilleux. Tout ceci au prix de gravir quelques cols intimidants.

un pic imposant

montagnes près de Kasi

Nous nous arrêtons pour midi un peu avant Phou koun. Occasion d’acheter quelques mandarines dont c’est la saison. Un autre fruit de saison est l’acerola, le champion de la vitamine C. Cela ressemble à une petite prune verte, cela a la texture de la pomme et c’est très rafraîchissant.

stand de fruits en montagne

On arrive à Phonsavan vers les 5h. Un vent froid descend des collines, je mets vite fait mon pull polaire. Le temps de trouver un Guesthouse et d’arranger la visite des jarres le lendemain, il fait déjà nuit.

Mais le paysage que nous avons traversés avant d’arriver est en contraste avec les pics karstiques d’avant: des collines herbeuses, des bosquets de pins, des rizières (seulement une récolte par an), les montagnes importantes au lointain: agréables à l’oeil du visiteur. Sauf, il y souffle un vent froid venant du Vietnam qui glace le nez.

la plaine autour de Phonsavan

Je passe tout de même une nuit comfortable dans mon hôtel, le Nice GH.

Notre visite commence tôt le matin par un arrêt à la maison d’accueil du Xieng Khouang où on contemple une collection ahurissante de bombes de tous genres. Surtout les bombes à sousmunition font froid dans le dos:

une petite collection mortelle

mignonnes? une vraie vacherie!

Les sousmunitions non explosées ont fait de ravages énormes, surtout parmi les enfants qui les ont trouvées et joués avec ces petites baballes intéressantes. Conséquence: tant de mains, bras, pieds, jambes arrachés et des visages défigurés…

choisissez!

On estime que les avions américains banalisés ont lâché 2 millions de tonnes de bombes sur la province.

Maintenant, l’UNESCO a financé un généreux programme d’enlèvement des UXO (unexploded ordinance) et mines. Les sites des jarres préhistoriques et quelques tracés de randonnée sont  de nouveau praticables sans danger. Pourtant, malgré les efforts, une grande surface de la province est encore dangereuse.

Il y a quelques années, seulement trois des sites où on a trouvé des jarres pouvaient être visités. Désormais, grâce au déminage, ce sont cinq sites qui se visitent.

J’ai pu visiter les sites désignés 1, 1b, 2 et 3, ce qui fait déjà une journée bien remplie. Et cela fait près de 500 jarres accessibles aux visiteurs – va-t-on, un de ces jours, mener les travaux de Mme. Le professeur Colani à leur terme et pouvoir dire qui les a confectionnées et à quoi servaient-t-elles?

le site 2

depuis de milliers d'années

Jusqu’ici, on a trouvé seulement une jarre portant une sculpture (humaine), les couvercles trouvés, par contre, sont tous décorés.

la seule sculpture

Notre petit groupe rentre au village vers 16h. Je donne rendez-vous à une étudiante française qui vient de terminer ses études de cinématographie (elle a trourné aujourd’hui un documentaire) et un étudiant hollandais, également le diplôme en poche, pour visiter le marché de jour et manger quelque chose ce soir.

Le marché est très authentique – dans son jus- et un vrai plaisir pour les yeux et les papilles…

Le dîner, par contre, était assez rocambolesque et un peu réfrigéré – ah, ce vent froid venant du Vietnam …

14/1/2010

Ce matin, je me lève tôt pour pouvoir dire au revoir aux autres membres de notre petit groupe d’explorateurs de jarres qui vont par minibus, certains à Vang Vieng, d’autres à Luang Prabang.

Moi, j’ai le temps, je prendrai l’avion tout à l’heure.

Vang Vieng

10/1/2010

vers  Vang Vieng

Le départ de Luang Prabang commence avec quelques complications. D’abord un ramassage des clients un peu erratique, puis transbordement et tri des destinations en gare de bord de ville.

Enfin, on part. Je partage la rangée de sièges « conducteur » avec une des fille australienne qui appartient au groupe qui remplit le minibus; bien installé, tant mieux.

Nous traversons plusieurs rangées de montagnes avec des montées et descentes à couper le souffle. La partie entre Phoukoun et Kasi est vraiment très spectaculaire. Les pics ont tous mis leur bonnet de nuit blanc et leurs frères, plus lointains, disparaissent dans les brumes. Après la petite ville de Kasi, la vallée (rivière Song) est plus large et nous dépassons allègrement les 50 km/h.

Vang Vieng

Cette ville aux bords du Song

le Song le soir

est très prisée par les jeunes, majoritairement Australiens, à cause des « activités fun » qui se pratiquent ici: kayak, tubing, spéléo, baignades, randonnée et surtout disco. C’est normal que c’est bruyant la nuit…

Je me trouve un guesthouse un peu plus éloigné des centres d’amusement près de la rivière. Le prix de 5$ la nuit ne gache rien.

Le paysage autour de la ville est certainement très beau et on pardonne aisement les débordements des visiteurs.

le pont piétonnier

montagnes des environs

11/1/2010

Avant de continuer mon chemin vers la plaine des jarres géantes, je me repose un peu, m’occupe de faire laver des vêtements, organiser mon voyage et me promener.

Je vais prendre un petit vol de la plaine des jarres vers la capitale V. A Vientiane je vais demander mon visa pour le Vietnam, j’y resterai donc 2 à 3 jours.

Huai Xai a Luang Prabang

7/1/2010

Je me rends au bac de bonne heure. De l’autre côté, à Huay Xai, c’est le Laos.

Le Laos

Je ne me doutais pas de la longue torture d’attente ni de la désorganisation qui règne devant les guichets des visas « immédiats ». j’y ai bien passé 3h!

Le douanier qui devait recevoir les passeports avec les formulaires et la photo, rendait les passeports pourvus de visa et encaissait les droits.

Le gars qui devait rendre les passeports traités,  ne rendait la monnaie de l’opération précédente.

Pour mettre son passeport dans la machinerie, un seul moyen: le mettre, formulaire rempli et photo sous le nez de n’importe quel officiel jusqu’à ce qu’il le prenne, un rien agacé.

C’était la pagaille totale.

Enfin, j’arrive à récupérer le précieux document et quitte l’immigration. Sawnthaew vers le terminal de bus et j’ai juste le temps de grimper dans le mien que l’on part.

Note: ne soyez pas trop déçus que les photos se font rares. L’expérience montre que les photos depuis un bus déglingué avec des fenêtres sales n’ont une estétique toute relative. Et les arrivées tardives dans les villes d’étape excluent toute expédition photo manque de lumière.

Au début, je me suis dit: chouette, ils ont vraiment fait une vraie route. Mais dans les montées qui suivaient, l’asphalt commençait à manquer.

Oh là là, ça cent le moteur surchauffé: il va lâcher…

Ce qui a lâché, c’est un pneu arrière qui a litéralement éclaté et montrait ses entrailles.

Le changement du pneu fait, on reprenait la route – ce qu’il en restait…en surface macadam.

On est finalement arrivé à destination dans les temps indiqués par mon guide d’il y a trois ans…

Luang Nam Tha

L’hôtel prévu était complet vue l’heure tardive. Mais ma petite liste des « possibles » m’a vite donné un hôtel de réchange: le Manycham.

Voilà une journée complète pour faire à peine 150 km.

8/1/2010

Les environs de cette ville sont très belles, mais les déplacements sans véhicule difficile. La ville, lelong de la route de Chine, n’est pas extraordinaire, non plus. Je reprends donc le bus. Fort de mon expérience de la veille, je vais limiter la durée des voyages intermédiaires: 5 heures de piste de montagne dans un bus asthmatique sont largement assez;

Ma prochaine étape sera

Udom Xai

Cette ville non plus n’est pas follement intéressante. Elle est proche de l’embranchement routier pour Boten, la ville frontalière chinoise. Elle héberge alors beaucoup de camionneurs chinois. Une conséquence curieuse est à noter: il y a des hôtels refusant tout autre touriste sauf chinois et certains doublent alors le prix pour les « yeux ronds ».

Cette étape coupe en deux le chemin pour Luang Prabang et, comme je verrai le lendemain, j’ai bien fait de passer la nuit ici.

9/1/2010

Je reprends la route direction Luang Prabang. Route de montagne difficile car en réfection jusqu’à Pak Mong (la moitié de la distance). Le reste passe plus vite sur du goudron et dans la vallée de la rivière Ou, plus large. Les travaux incessants saupoudrent tous les abords de la route de poussière et la vue, de ce fait, n’a rien d’entichant.

On remarque toutefois au long de la route des déboisements importants. C’est étonnant dans une région qui a été déclarée zone protégée de biodiversité par UNESCO. Sans doute, le bois a été illégalement coupé et évacué par la frontière chinoise: corruption, comme d’ailleurs pas loin d’ici en Birmanie. Les chinois se rendent coupables d’une exploitation éhontée de leurs voisins (plus) pauvres.

Lors d’une halte « pipi » près d’un petit marché de campagne, je vois à côté des étals de fruits et légumes des oiseaux ressemblants à des perroquets de petite taille et des animaux que personne a su identifier: une queue longue et une tête de de renard, mais gris clair et foncé un est un peu roux…

des renards?

Nous arrivons enfin après six heures de route exténuante à Luang Prabang.

Luang Prabang

Quelle déception par rapport à ce que j’ai connu sept ans auparavant!

La ville a énormement grossi, au centre ville, d’ansiennes bâtisses  en bois ont été remplacées par des constructions en béton caché par des devantures en bois, histoire de tromper la vue. Combien vont-ils garder la distinction de site d’héritage mondial??? L’UNESCO est connu pour déclasser les sites – et les subventions – au moindre faux-pas.

Et les prix!!! On a du mal de trouver une chambre en dessous de 30 € sans toutefois offrir le confort habituellement  lié à ce prix. Les gens que j’ai interrogé à ce sujet disent que dépuis 7 ans, les prix ont triplé.

Le fameux marché de nuit s’est transformé en 1 km d’étalage de faux articles d’artisanat des « minorités ».  C’est comme si on avait un km de rayon de Yaourts à Carrefour…

Je voulais me donner un peu de repos ici, mais, en panique, j’arrange le soir même mon départ pour Vang Vieng.

Le véritable marché du soir a été « déplacé » dans des ruelles voisines et là, tout est comme avant. Je peux me délecter ) bon prix avec une soupe de nouilles et du poisson grillé, accompagnés d’une BeerLao, en compagnie de quelques Laotiens et une poigné de touristes transfuges du cirque à côté.

Le matin, avant de partir pour Vang Vieng, je découvre un charmant marché de matin, très authentique, où je peux prendre mon petit déjeûner et faire mes emplettes en proviant de bouche pour la longue route.

vers le Laos

6/1/2010

Mon chemin vers le Laos passe par Chiang Rai.  Là, il faut changer de bus pour atteindre Chiang Kong sur le Mékong.

Jusqu’à Chiang Rai, on emprunte la route nationale N°1, puis à partir de Phayao la N°101.

La montée au plateau est intéressante – sans plus. On roule tout de même sur une quatre voies.
Phayao, que j’ai connue il y a 7 ans, a beaucoup changée et pas à son avantage: le lac qui dominait le paysage est complètement caché par le béton. Ils ont manqué de devenir un site d’étape sur le chemin de Chiang Rai.

A partir de Phayao, les rizières deviennent vite lassantes pour moi et je pique un petit roupillon en attendant que ça se passe.

Enfin, Chiang Rai!

Je change de bus, un tout petit avec plein de paysannes qui rentrent à la ferme avec leurs achats de la ville.

La route méandre entre rizières, petits bosquets et cours d’eau. C’est un paysage tout à fait charmant et le temps pour arriver à Chiang Kong me paraît court.

Tout se déroule comme j’espérais et je trouve une chambre au Tammila Guesthouse, comme il y a 7 ans. Il est resté fidèle à l’mage dans ma mémoire. Des hôtes charmants et des voyageurs intéressants. En plus, on y mange fort bien, un chouia « bio-nature  »: pain de la maison etc.

Le Tammila est bloti contre la berge du Mékong et on se croirait dans un labyrinthe tant qu’il y a de petits escaliers et petits chemins pavés aux cailloux du fleuve, le tout dans un jardin tropique dense mais entretenu.

Bien sûr, la vue sur le Mékong est toujours aussi belle à cet endroit – il vient juste de sortir de la Chine.

le mekong à Chiang Kong vue sur le Laos

Bonne nuit et de beaux rêves!

Lampang

4/1/2010

Lampang est une charmante ville de province, à une centaine de km au sud de sa grande soeur Chiang Mai, très occupée par le commerce et le tourisme.

Le centre est petit et compte encore pas mal d’anciennes maisons commerciales en bois, les fameuses « shophouses » – architecture souvent adoptée par les marchands chinois.

Comme il se doit, il y a aussi une tour d’horloge pas loin d’un très beau marché de nuit.

la tour d'horloge de Lampang

Mon hôtel, le Pin Hotel, choisi sur le guide pour sa situation au centre ville, a vu de meilleurs jours, mais s’avère confortable, calme et spacieux. Ce qui ne gâche rien, le petit déjeûner sous forme de buffet Asie/Western est compris dans le prix de la chambre.

Lampang est connue pour ces carosses à cheval, mais c’est devenu une attraction touristique et coûteuse. En principe, les cochers portent le Stetson, allez savoir…

carosse

Mais il y a d’autres attractions pour le visiteur: le conservatoire national des éléphants et un temple du temps des Lanna (14ième siècle) avec beaucoup d’éléments en bois sculpté authentiques.

J’organise une visite des deux sites, difficilement accessibles sans son propre transport. On va venir me chercher à mon hôtel le lendemain.

5/1/2010

Mon guide est une jeune et charmante Thai dont l’anglais reste encore à parfaire. Ca tombe bien, les explications se limitent au stricte minimum…

Première destination, le camp des éléphants, il se trouve à 30 km au sud de la ville.

Il est doté d’un hôpital espécial éléphants, d’une crêche où on apprend aux jeunes éléphanteaux les « bonnes manières ». Et voilà, justement, une maman avec sa petite fille de 7 mois, Shenanda. Toutes les deux m’ont coûtées une (petite) fortune en bananes: les gourmandes!

un bébé et sa maman

Il y a surtout ici un grand centre d’entraînement et des éléphants et de leur mahouts.

Les éléphants (blancs) royaux, autrefois « stationnés » en plein Bangkok, trouvent ici un environnement plus sain et peuvent enfin respirer un air non pollué.

Les éléphants aiment l’eau (pas étonnant, ils boivent jusqu’à 150 l par jour). On assiste avec plaisir à leur bain collectif du matin.

le bain du matin

Après le bain, il est l’heure du spectacle pour montrer ce que les mahout apprentis et leurs éléphants ont appri.

à la queue-leu-leu

ils font le mort

Je suis tout à fait étonné de voir l’aise avec laquelle ces monstres se relèvent. Il maîtrisent leur grande masse avec finesse!

Etonnant aussi, la bonne grâce et « bonhommie » avec ils se prêtent à tous ces exercices.

Ensuite on les voit au « travail » du bois: quelle dextérité!

Il y a un qui sait faire tourner le hoola-hoop….

Et puis, la fameuse séance de peinture. Les trois artistes ont des tempéraments très différents. Puisqu’ils sont déjà côtés, une gouache se vend 800 Baht. Ca passera, il suffit de ne pas dire que c’était l’éléphant du milieu qui l’a commise…Evidemment, pas de photo, droit d’auteur oblige…

Après cela, on est presque midi et mon estomac proteste. Un Pad Thai va arranger cela!

Après notre repas, nous nous dirigeons vers le village de Kho Kha où se trouve un des plus grands temples en bois de la Thailande: Wat Phra That Lampang Luang datant du 14ème siècle.

entrée du Wat

L’entrée conduit d’abord dans le Wihan qui repose sur un grand nombre de piliers en teck de diamètre respectable qui ne portent aucune trace de leur age. Le Wihan, vue de l’extérieur, suit le principe de construction classique.

entrée et Wihan

Le toit, lui, est assez élaboré:

wihan et détail des piliers soutenant le toit

A l’intérieur, les boiseries du toit portent encore les peintures d’origine qui sont en assez bon état considérant leur age.

Le reste des demi-murs est richement sculpté:

Les piliers intérieurs sont pourvus de décorations très sobres à la feuille d’or.

décor de pilier

Comme il se doit, le Wihan est placé devant le chedi. Malheureusement, il est entièrement caché par des échaffaudages en bambou: réfection de la dorure.

A côté du complexe principal, se trouve un autre bâtiment contenant un bouddha entièrement doré. Sa présence commande le regard du visiteur:

le grand Bouddha

De grands faisceaux de tiges de bois attirent ma curiosité. Au fait, elles servent d’ « ex voto » collectif: les fidèles gravent leurs noms et leurs désirs profonds sur ces bouts de bois. Que sera fait de ces tiges? Qui sait, peut-être les moines se chauffent avec, la nuit venue? Ici, les nuits sont fraîches!

On rentre à l’hôtel vers les 15h. J’ai besoin d’une petite douche et d’un peu de repos.

Cette journée m’a beaucoup plu et je retiens la visite chez les éléphants tout spécialement.

Le soir, je fais une visite au marché de nuit qui très vivant. J’y trouve un de mes plats préférés, des moules en omelette. Je complète cela avec quelques brochettes de canard. un dîner agréable dans la foule nombreuse de ce marché de nuit.

Sukothai

Après la visite de Lopburi, j’ai décidé de prendre un peu de « vacances » et passer quelques jours à Lan Krabeu, près de Phitsanulok et Kamphaeng Phet au plein milieu de la Thailande, quoi.

On a fêté le réveillon avec toute la famille de Lay, la femme de mon ami Michel.

Nous commencions les festivités avant midi – boissons: Wiskey et soda, Coca. Lay ou une autre soeur concoctaient constamment des petits plats très goûteux.

A ce rythme là, il est clair que tous, sauf moi!!!, étaient couchés avant minuit…

A minuit, j’ai fini mon verre de vin blanc moëlleux et je me suis souhaité « bonne année » avant de me coucher à mon tour. Le gâteau sera pour le lendemain,na!

Cela s’explique: c’est une famille « profondement » paysanne: on se lève vers 5h30 et se couche au plus tard vers 20h. Et puis, le nouvel an Thai sera proprement dit la fête du Songkram en avril.

1/1/2010

Une partie du clan soigne encore la tête lourde et les autres vaquent à leurs occupations. Je me repose comme prévu.

2/1/2010

Michel et Lay m’accompagnent avec leur magnifique pickup Toyota à Sukothai que je voulais encore revoir avant d’aller plus vers le nord. Je trouve un bungalow dans un hôtel très convenable et commence à faire mes plans de visite prévue pour demain.

Le complexe de temples de « Sukothai Historical Park »

Ce site, siège de la monarchie la plus vieille après la défaite de l’empire Khmer, est à égalité avec Ayutthaya en ce qui concerne les monuments. Il est illusoire de vouloir visiter tous les temples du complexe (environ 200) en une journée. Ainsi j’ai établi une liste des monuments que je voulais absolument voi. Les autres, on les admirera en passant devant.

Un « driver » de Saamla (un genre de triporteur) veut bien se charger de mon transport entre la ville nouvelle de Sukothai et l’ancienne – séparées d’une vingtaine de km et sur le site qui est à l’intérieur d’un carré d’env. 3Km de côté, cette ancienne cité était protégée par trois rangées de murs et de douves. On partira vers 7h30.

3/1/2010

Wat Mahathat.

Sur place, après une paisible promenade jusqu’au parc et le payement de notre obole, nous commençons par le monument le plus impressionnant: Wat Mahathat avec ses colonnes de laterite et ces Bouddhas élégants:

entrée de mahathat

majestueux

détail des mains

Il existent encore des traces d’influence Khmer comme ici

Khmer?

et

et aussi le socle

Wat Chang Lom est un chedi supporté par un socle formé par 36 éléphants:

un socle d'éléphants

à côté du chedi il y a une collection de Bouddhas sans tête et généralement en triste état:

sauvés de l'oubli...

Wat Si Sawai est formé par trois chedis en style « Lopburi »:

les trois chedis

Quel diable m’a suggéré de monter encore une colline? L’espoir d’une belle vue sur l’ensemble des temples?

En tout cas, « l’escalier » menant à Wat Saphan Hin n’est certainement pas fait pour les timorés!

faut-il vraiment y monter?

Le terrain voulait que, malheureusement, la vue sur l’ensemble des temples ne restait qu’un bel espoir…

De retour de mon exploit « montagnard », une bonne gorgée d’eau fraîche et la vue d’un paysan préparant sa rizière ont finis de me remettre d’aplomb.

une rizière bien calme

Le lendemain, un bus me rapprochera un peu plus de la frontière laotienne: j’irai à Lampang de bonne heure.