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Quy Nhon

26/01/2010

Quy Nhon

Mon voyage de Kon Tum à Quy Nhon commençait de façon assez désordonné: le bus ne venait pas à l’endroit dit et j’ai dû aller le « chercher ». Puis, on ne voulait pas me donner la place à côté du conducteur, pourtant accordée la veille. Tout s’est arrangé et nous prenons enfin la route sous un soleil étincelant.

Les montagnes du centre sont vraiment très belles. Elles ne font pas peur en « écrasant » le visiteur et la végétation est très variée. Selon la hauteur, on a de beau pins ou alors de la jungle tropicale. Il y a des rivières partout.

Grâce à une route en bon état, nous arrivons à Quy Nhon de bonne heure.

L’hôtel, où j’ai maintenant mes habitudes, le Hay Yen, a une chambre agréable pour moi et tout le monde est toujours aussi aimable.

Je prends un petit en cas et vais me promener un peu sur la plage et dans le quartier des pêcheurs.

Ceux-ci sont rentrés depuis un moment et la baie est calme.

bâteaux de pêche dans la baie

Les « paniers » au premier plan sont en réalité les annexes et non pas des paniers à poisson.

annexes

Oui, ce sont des grands bols ronds, tressés en bambou et calfeutrés. Pour changer de direction, on pagaille du côté qui va bien…

annexe vu de près

Très curieusement, il pleut tout d’un coup de toutes petites gouttes d’un ciel bleu et je rentre vite fait.

J’organise mon départ du lendemain avec mon hôtel. Quy Nhon ne se trouve pas sur la grande ligne de chemin de fer nord/sud, mais n’y est reliée que par un petit bout de rails d’un fonctionnement plutôt irrégulier. Mieux vaut d’aller à la gare de Dieu Tri à sur la ligne principale à 10 km de Quy Nhon.

27/02/2010

Le fils de l’hôtel m’amène en moto à la gare de Dieu Tri avec suffisamment d’avance pour que je puisse prendre un mon billet et un petit déjeûner.

Ici, c’est le Vietnam « profond » et en guise de petit dèj on ne trouve que le pho bô, la soupe de nouilles dz riz avec un peu de boeuf et plein d’herbes et pousses de soja.

Le train venant de Hué est à l’heure et je commence mon voyage dans le confort: couchette de jour.

L’ami Bernard m’attend à la gare de Nha Trang et je pose mes bagages à l’hôtel avant de dire bonjour à Thouong et le petit – il est bien costaud à 5 mois.

Je compte me reposer des longs voyages dans les montagnes, visiter un peu les environs de la ville et flâner sur la promenade (c’est comme Nice en moins mondain).

Le blog sera mis un peu en veille pour le reste de mon séjour au Vietnam et reprendra plus tard en Thailande. A moins que…

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Bangkok et le Kanchanaburi

Kuta-Bangkok

20/12 – 23/12/2009

Le vol de Kuta à Bangkok s’est bien passé. Après achat d’une carte SIM pour mon portable, j’ai pu téléphoner à mon hôtel, le Riverview en Chinatown, et réserver une chambre.

La Thailande semble sortie de ce marasme économique dans lequel elle était embourbé depuis un moment. Même le skytrain rallonge ses lignes et on construit dans Chinatown.

Après avoir réglé quelques problèmes urgents (shorts, coûteau de poche etc), je peux quitter la cité des anges pour un coin de la Thailande profonde: la province de Kanchanaburi.

Le Kanchanaburi

24/12/2009

Le voyage commence en prenant le train historique, très touristique, de la rivière Kwai. Les touristes descendent alors à Kanchanaburi, la ville, croyant que le pont que le train traverse à cet endroit est celui du film avec Alec Guiness.

Mais il y a plus que ces vieilles mémoires du train de la mort où les Japonais ont tué la majorité de leurs prisonniers de guerre, principalement des Australiens, par cette construction forcenée.

Moi, je continue jusqu’à la fin de la ligne, à Nam Tok. Les montagnes réduisent lentement la largeur de la vallée et le train est parfois obligé de « s’accrocher » à la falaise au-dessus de la rivière.

A Nam Tok, c’est le terminus et on est obligé de prendre un bus pour pénétrer un peu plus dans ces montagnes karstiques.

Thong Pha Phum

Mon but est d’atteindre la petite ville de Thong Pha Phum (prononcer tong pa poum, sinon le conducteur de bus sera perdu) située dans un écrin vert qu’est ici la vallée de la rivière Kwai. La beauté de ces montagnes est extraordinaire.

Thong Pha Phum possède des sources thermales à plusieurs bassins – on peut choisir sa température de très chaud à très froid (une petite rivière de montagne).

les sources chaudes d'Hidan

Il y a un temple sur une colline voisine

un temple de montagne

le Kwai

et une petite chute d’eau (le parc naturel de Yok Yai).

La population est majoritairement d’origine birmane, des Mon et des Karen qui sont restés ici après la construction du dam de la réserve d’eau gigantesque qui surplombe la ville.

Le soir, je fais connaissance de Véronique qui est arrivée de Singapore en vélo tout terrain, un exploit!

Ce soir arrive une famille mixte Israel/France (4 filles, dont un bébé petite dernière). Bien que la fête de noël ne leur dise rien, on est très cordialement invités à fêter l’anniversaire de la deuxième. Une très belle soirée sur une terrasse au bord de la rivière,

on souffle

Pour moi, c’était en même temps un soir de noël en compagnie de gens sympatiques.

25/12/2009

Le jour de noël, je traînasse un peu, Véronique est déjà partie vers Sankhlaburi: un autre exploit, ça grimpe sec!

Ma famille d’Israel est en train de charger la voiture. Ce n’est pas une mince affaire! Les bagages normaux de six personnes en plus des jouets et deux grands pneumatiques sur le toit. Mais le père de toute cette smala connait son affaire!

Entretemps les écoles des tout petits préparent leur défilé annuel. Ca m’a beaucoup touché et fait rigoler:

l'école des stroumpfs

Vers 11h je m’embarque sur un bus direction de Kanchanaburi pour aller me prélasser aux « Hidan Hot Springs ». La présence de toute cette eau chaude en profusion rend les terraces gissantes et, bien sûr, je me « gadine »…résultat un bleu aux fesses.

Avant de rentrer, je me restaure avec un peu de poulet rôti.

Au bord de la grande route, j’attends le bus du retour. Les deux premiers me laissent sur place et je me fais des soucis. Le troisième, 30 min. plus tard, veux bien me prendre, ouf!

Le reste de cette journée de Noël se passe sans aventure aucune.

Demain, je prendrai le bus pour descendre à Kanchanaburi.

Lembongan

13/12/09

Lembongan

C’est  la première isle devant la côte de Bali en partant de Sanur vers le sud-est. Elle fait partie d’un groupe de trois isles: Nusa Penida, la plus grande, Lembongan et Cenigan, la plus petite. Le bateau prend environ 1h pour l’atteindre depuis Sanur.

L’approche revèle un petit paradis: barrière de corail, sables blancs et eaux limpides, bateaux en arc-en-ciel.

Puisque je n’avais pas des idées bien fixées concernant l’établissement où m’installer, je me fie au conseil d’un des « badauds » près du mouillage et jette un coup d’oeil sur le « Pacific Inn » tout proche.

Ca va bien, il y a tout ce qu’il faut pour quelques jours: à deux pas de la plage, propre et patrons aimables. En plus, madame prépare de petits repas, genre Nasi Goreng ou Mie Goreng, en cas de besoin. Je resterai donc à Jungubathu.

Je fais une petite sieste, c’est l’heure! Et puis, il commence à faire sérieusement chaud.

J’arrive à louer une petite moto, mâtinée scooter automatique de chez Susuki, pour les jours qui viennent et vais pouvoir explorer l’isle demain.

Un petit tour au café internet me montre que l’envoi de mails est tout juste possible mais que les chapitres suivants de mon blog devraient attendre mon retour sur Bali, Kuta qui aura des connexions un peu plus rapides.

Un très bon poisson, pèché dans l’après-midi, termine une journée de voyage léger, détente espérée et réussie.

L’isle est peut-être petite, mais offre beaucoup de variété et un relief certain: au nord-est des mangroves et les récolteurs d’algues – on sèche l’agar-agar partout avec des odeurs un peu fortes qui vont avec.

mangrove

sèchage de l'agar-agar

Au côté opposé de Jungubathu de l’autre côté de la montagne, un détroit sépare Lembongan de l’isle de Cenigan. Celle-ci est toute petite et reliée à Lembongan par un pont suspendu imposant: des câbles d’acier et des planches de bambou, c’est un peu flexible:

pont suspendu

On l’appelle le pont jaune. Le traverser en moto fait un drôle d’effet.

De l’autre côté, un village entouré de mangroves et d’agar-agar qui sèche et un embarcadère pour l’isle de Nusa Penida. Au bout opposé de l’isle allongée se trouvent des falaises entrecoupées de plages pour surfeurs et pour se baigner. Un coin de rêve! Rien que les noms des criques met l’eau à la bouche: secret beach, cenigan point, dream beach…

secret beach

Je reste des heures, assis en haut sur la falaise, en regardant les « surfers » s’amuser dans des rouleaux modérés. Après, je rentre à Jungubathu pour manger un morceau et faire une sieste « coupe feu ».

A l’ouest de l’isle de Lembongan se trouve le village du même nom et des plages un peu « privées », des « resorts » tout autour. Là, côté fric, on ne joue plus dans la même ligue…

Le petit village de Lembongan possède un grand nombre de temples et une maison troglodyte. La visite de celle-ci s’avère assez sportive: les balinais n’ont pas la même envergure que moi; j’ai failli rester coincé.

Les eaux calmes entre les deux isles sont idéales pour amarrer les bateaux de pêche et…la culture des algues.

pêcheurs

On pêche ici des petits thons, très goûteux, d’énormes poissons à chair un peu molle, leur nom serait « red snapper » et d’autres plus petits. J’ai même vu des langoustes à l’étal, réservés aux hôtes des « resorts » sans doute…

Retraversons le pont sur Cenigan. Décidemment, j’aime bien cette petite isle!

En prenant à droite juste après le pont, il y a un petit Warung,  j’ai soif et m’arrête pour boire un thé. Les propriétaires, un jeune couple, sont charmants et on noue très vite conversation.

Vu qu’ils font aussi restaurant, je réserve mon repas de midi: mon péché mignon, un Gado Gado… La jeune femme est une excellente cuisinière, le Gado Gado un délice! Il va de soi que j’inscris ce Warung dans mon petit cahier des arrêts-repas. Pour demain ça sera un petit thon grillé, déjà commandé au pêcheur, on ne peut pas plus frais.

Je ne peux pas m’empêcher de prendre toute la famille en photo devant leur enseigne:

l'équipe du "kopi" break shop au complet

Si jamais vous « égarez » sur cette petite isle, arrêtez-vous y pour dire bonjour et boire un coup!

Sur mon chemin de retour à Jungubathu je remarque une chose étonnante:

un cimetière où les tombes sont abritées par des ombrelles multicolores, l’idée est gaie et touchante, non?

les défunts sont bien protégés

Ainsi se terminent mes découvertes de Lembongan et de Cenigan.

Demain, je vais prendre le bateau pour Sanur et passer deux nuits à Kuta en proximité de l’aéroport.

Après, c’est lenvol pour Bangkok.

Ubud

10/12/09

Ubud

On dit souvent d’Ubud d’être le centre spirituel de Bali et, à peine arrivé, je me rends compte du fond de vérité de cette affirmation et ce malgré l’afflux de plus en plus grandissant de touristes en mal de méditation…peut-être.

A l’arrêt du bus, quelqu’un me propose une chambre à un prix convenable, Indra homestay sur la rue Hanimun. Je le suis pour voir l’offre. Déjà, l’entrée ressemble plutôt à une entrée de temple.

A l’intérieur on se trouve dans un jardin abondant, au fond duqquel s’érige un vrai temple, avec  les quartiers de la famille.

Il est vrai, Ubud abonde de demeures-temples et cette proximité des deux sphères est troublante.

le jardin de l'hôtel

Ma chambre est petite, soit, mais ultrapropre, avec salle de bain. L’eau chaude, oui, mais pour quelques minutes à la fois. Le ventilateur, pas de clim, vient bien à bout de la chaleur de midi et on peut attendre dans le confort que les températures baissent en soirée.

En ce moment, vers 16h, un des garçons de la famille s’occupe à arranger les branches des arbres, une à une, doucement, balayer les pétales par terre et arroser soigneusement, à la main, les arbustes, le gazon et les innombrables plantes décoratives parasites qui se sont installées un peu partout sur les arbres. Gestes lents répétés tous les jours.

Ce soir, il va se passer une grande cérémonie à un des plus grands temples de la ville. Une bénédiction d’offrandes.

J’y vais avec un autre hôte de l’auberge, Theoh, un français d’une origine bien plus compliquée que la mienne. Il est français, malais d’origine ayant des ancêtres chinois mandchoures. Domicile à Kremlin-Bicêtre. C’est un sacré marcheur, j’ai un peu de mal à le suivre…

Au temple, on voit les femmes apportant des offrandes de fruit et de riz. Elles portent des plateaux  énormes sur leurs têtes. Dessus se trouvent des pyramides de fruits qu’elles ont mis toute la journée à arranger. Les plus importants ont bien un poids de 10 à 15 kg. Le riz (et d’autres plats?) est dans des petits paniers de feuilles de bananier tressées en forme de boîte fermée.

Les hommes, parcontre se contentent d’un minuscule plateau porté à la main. Mais ils s’occupent aussi des enfants, il faut le dire.

Avec un tel poids sur leur tête, la démarche de ces dames ne peut être que majestueuse, je les admire quand elles gravissent les marches du temple.

Hélas, je n’ai pas mon appareil photo avec moi, grand regret!

Il y a la musique de deux orchestres gamelan: un à l’extérieur du temple et un autre à l’intérieur. Deux styles complètement différents.

Pour pénétrer à l’intérieur, il nous faut être habillé convenablement: il nous manque le sarong que l’on nous prête gentiment. Pour le bandeau autour de la tête, on nous excuse…

Vers 22h, le défilé des porteuses d’offrandes s’atténue et nous rentrons dormir.

11/12/09

Je passe la matinée à flâner dans les rues d’Ubud en compagnie de Theoh. Il doit loger des amis qui viendront dans quelques jours et nous visitons plusieurs hôtels – il y en a de très jolis (à prix étonnamment bas.

On voit à chaque pas de porte des petits paniers avec fleurs, un peu de riz et légumes, des crackers – les mauvais esprits que ces offrandes doivent tout juste éloigner ont des goûts modernes.

une offrande

Theoh change d’hôtel, puisqu’il a trouvé encore mieux, on se donne rendez-vous pour les festivités au temple (deuxième soirée). Ce soir il y aura une danse sur le parvis du temple.

Juré, j’aurai mon appareil photo!

Le soir, il y a une foule énorme – pas d’espoir de se retrouver sauf si le hasard veuille bien.  C’est loupé pour le rendez-vous.

Vers 22h, toute l’avant-cour du temple est déjà rempli de monde tranquillement assis, attendant le début.

on attend le début

Décidemment, les photos de nuit…

Les hommes sont en chemise blanche avec un bandeau blanc, fraîchement noué: très chic! Beaucoup portent le krys des grandes occasions.

La soirée débute avec des coups de caisse très espacés, un toutes les trois secondes, le rythme s’accélère imperceptiblement sur environ 20 min. pour devenir plus allant: hypnotique.

Les masques géants rentrent en scène avec grande pompe. Ils ont protégés, c’est curieux, par des ombrelles géantes. Des figures historiques, rois et reines et des animaux mythiques.

parade des masques

Vers 23h cette introduction est finie, interlude, tout le monde profite pour manger un petit quelque chose ou boire un coup.

Je rentre, le sommeil me gagne et j’ai mal aux fesses assis sur mon muret.

On m’a dit le lendemain que la fête a durée jusqu’à 5h30. Tout le monde dansait avec les masques, Moi, j’aurais bien aimé danser avec le cheval à queue à plumes…

12/12/09

Ce matin, je profite des températures matinales pour visiter le musée Puri Lukisan. Il se trouve en centre ville dans un jardin agréable.

Puri Lukisan, jardins

Ce sont des collections de peinture contemporaine dans la tradition balinaise. Le « pavage » très serré avec toutes sortes de motifs est typique. Je regrette que les artistes ont boudé les couleurs si vives de la jungle et ont préféré une palette trop terne pour moi.

Là-dessus il est midi et je me rends au « Warung Lokal », warung débusqué la veille dans une petite rue près du marché.

Il est tenu par deux charmantes Balinaises, riantes et diablement bonnes cuisinières: excellent.

Ici je retrouve Theoh par hasard – sûrement pas!, il aime aussi la bonne cuisine. Je commande mon repas bonheur: verre de jus de mangue, poisson et riz avec un sambal balinais.

Retour et sieste: chaleur devient insupportable entre midi et 15h.

Pour le soir, j’ai retenu une place pour un spectacle de danse « legong ». les danseurs sont accompagnés par un orchestre gamelan au grand complet. Je suis toujours étonné par l’exécution parfaite de cette musique complexe au point de vue rythmique et harmonique – ils ont cela dans le sang! J’ai entendu de jeunes enfants dans la rue frapper des polyrythmies avec deux bouts de bois…

un métallophone de l'orchestre gamelan

Voici quelques aperçus de la danse:

danse des offrandes

il devrait faire peur...

grand solo

drôle

Une soirée de qualité très plaisante. On va me dire que c’était une prestation pour touristes, mais tout de même!

13/12/09

Ce matin, je dis au revoir à Ubud pour rejoindre la côte sud et l’isle de Lembongan. Cette isle fait partie d’un groupe de trois: Lembongan, Cenigan, la plus petite et Nusa Penida, la plus grande.

J’espère que cette fois-ci mon choix sera le bon; la côte terne de Lovina était une déception.

Bali, côte nord, Lovina

ô

de Probolinggo à Lovina

toujours le 7/12/09

Arrivé à Probolinggo, j’apprends que le bus prévu pour m’amener directement à Lovina, sur la côte nord de Bali, aurait eu un accident et sera sérieusement en retard – moi, je n’y crois pas vraiment. On change de disposition: bus jusqu’à Gilimanuk, le côté bali du bac où je dois encore me débrouiller pour les derniers 80km.

A Gilimanuk, même problème: le bemo attend d’être plein, il en manquent encore 4 passagers. J’attends patiemment l’arrivée de cinq autres bacs, pas d’amélioration de la situation. Faut dire que sur Bali on est une heure plus tard que sur Java. Je commence donc à me renseigner sur les hôtels du coin. Cela provoque enfin une réaction positive (c’est bête de perdre un passager quand il y déjà pas assez). On me propose d’allonger à raison de 4 passagers à 25Rp. Cela me fait 100Rp, env. 7€.

Je suis d’accord et maintenant on part vraiment….pour s’arrêter à la pompe. Tout s’explique, le pauvre chauffeur n’avait pas de quoi payer le plein pour partir…

Nous arrivons à Lovina vers 23h. Le bemo s’arrête aux portes de l’hôtel (Pulesti) qui veut bien me louer une chambre.

8/12/09

Je me repose et fréquente le swimming pool de l’hôtel: un délice, vue la chaleur!

Côté plage aussi, cela sent la saison morte. Et les restaurants essayent d’attraper les quelques clients à coup de « happy hour ». Malgré tout, j’ai du mal à dégoter une gargotte convenable. Ils se donnés le mot: pour les étrangers cher et insipide.

9/12/09

Petite excursion pour visiter un temple bouddhiste du coin, très calme.

petit temple bouddhiste dans les montagnes

les lotus commencent a fleurir

une belle fleur de frangipanier rouge

Sur le chemin de retour, on s’arrête pour un petit plongeon dans les eaux thermales du « holy hot spring », Air Panas, eaux chaudes.

Les eaux ne sont pas si chaudes mais bien soufrées. Je sens encore le soufre en écrivant ceci au bord de « ma » piscine.

10/12/09

Aujourd’hui, je pars pour Ubud, une petite ville entre les deux côtes nord et sud.

Pour y arriver depuis Lovina, il faut franchir une sacrée barrière de montagnes. Cela grimpe sec jusqu’au col.

En route, mes narines me disent que la saison des Durian a commencée. Chaque fois qu’on passe un stand de fruits en bord de route, l’odeur inimitable de ce fruit contradictoire remplit le bus pendant des minutes.

Une fois de l’autre côté, on arrive sur un genre de haute plaine avec deux beaux lacs de montagne sur les bords desquels on cultive – dévinez – des fraises. Elles sont très belles mais on ne s’arrête pas. Dommage…

On descend de ce plateau, un peu plus lentement qu’on est monté, vers Ubud où dominent déjà les rizières. Tout ce trajet était comme une traversée du jardin d’Eden: forêt tropicale dense, cascades, lacs et les cônes de volcans au lointain.

Je m’inquiète un peu de ce que je vais trouver à Ubud, attirant tellement de visiteurs.

Le mont Bromo



6/12/09

Je dis au revoir à la charmante ville de Solo et prends le train de Surabaya de bonne heure. Arrivée dans cette ville portuaire – sans charme à mon avis – vers midi. Chaleur écrasante et bruit étourdissant de la circulation.

Je me mets en recherche d’un transport pour Probolinggo, départ classique pour l’ascension du mont Bromo. Il y a bien un train, mais il part un peu tard. Je trouve finalement un bus public qui part tout de suite.

Hélas, j’arrive un peu tard à Probolinggo pour trouver un transport collectif du genre bemo, un bus miniature d’env. 12 places, faute de passagers – un bemo ne part qu’une fois plein (comme certains confrères que je ne nommerais pas…). Je suis obligé de faire appel à une moto, mon bagage devant et moi derrière le pilote.

Commence une montée un peu stressante: ce n’est qu’une petite 110 ccm. Je dois même descendre  dans un raidillon.

On arrive tout de même sans autre problème et avant la nuit au village le plus haut: Cemoro Lawang.

Ce village s’accroche carrément sur le bord d’une grande caldera au centre de laquelle se trouve l’ancien volcan de Bromo: un cône bien comme on s’imagine un volcan!

A côté se trouve un grand cratère assez actif: faut bien que la pression puisse s’évacuer…

L’hôtel est tout juste convenable et, puisque les gens ne redescendront pas si tard á Probolinggo, pas vraiment économique.

J’étais obligé de mettre le holà, tellement mes poches se vidaient: supplément ceci et cela, entrée du « parc naturel », Jeep en colocation, doudoune, protection pluie et j’en passe. Une machinerie bien huilée, quoi.

La dernière lumière du jour me permet quelques photos:

Bromo

le cratère actif

demain, on fera d’autres. Dîner et dodo!

7/12/09

Le reveil sonne vers 3h, cela fait une nuit un peu courte, que ne ferait-on pas pour voir le volcan le plus photogénique du monde au levre du soleil.

On s’entasse à 7 dans le tout-terrain et ça part. Heureusement on est parti sans le petit déj, ça chahute…

Sur le pic « d’observation », il y a foule et on doit déjà se frayer un chemin à travers d’une bonne centaine de Jeep (j’exagère, se sont des Toyota en échappement quasi-libre) jusqu’au point culminant.

Malgré toutes mes appréhensions, j’arrive à dénicher une « trouée » par où pointer mon objectif. Je fais pas mal de photos en attendant « la lumière » qui donnerait « l’image de l’année ». Ne parlons pas du cadrage, la marge est très étroite quand on se trouve sur un pic à flancs très raides.

Bromo à l'avant plan, d'autres volcans plus loin

Tandisque tout le monde attend encore le moment pour « sa photo », je déniche un warung qui veut bien me servir un thé bien chaud à cette heure matinale.

Toute la caravane descend maintenant dans la caldera au pied du cratère actif. La montée peut s’effectuer pour une bonne part à dos de cheval, après, ce sont quelques quatre cent marches jusqu’au bord du trou. Déception: on ne voit rien, une épaisse fumée cache les entrailles de la terre.

Voici quelques clichés scéniques depuis la caldera.

les escaliers vers le cratère

la horde sauvage de la caldera

Franchement, la vue est meilleure depuis le village!

On remonte à celui-ci vers 7h30. J’ai le temps de prendre une douche, faire les bagages et prendre un petit déjeuner avant de redescendre sur la côte à Probolinggo.

Là, je suis confronté à un problème de transport inattendu. Il trouvera sa solution…

de Probolinggo on va à Ketapang sur la côte est d’où part le ferry pour Bali, Gilimanuk.

Mon itineraire sur Bali sera le suivant:

mon itineraire sur Bali

Solo et environs

Solo

Solo, anciennement Surakarta, ville royale, s’avère agréable. Mon hôtel est assez central, près de l’artère est-ouest, entre le Kraton (palais royal) et le palais (puri), plus récent. Le puri est toujours habité par la famille royale et ne se visite que partiellement. Il y a souvent des spectacles de danse et de musique.

Le Kraton est principalement un musée. Une autre partie est priveé

La rue Ryadi est l’axe est-ouest de la ville et permet de s’orienter facilement. Les petites rues, animées jour et nuit, du centre invitent le visiteur à flâner, du marché aux fruits à celui des oiseaux. Partout, il y a des Warung où se restaurer ou boire un jus de Mangue délicieux et cela à bon prix.

5/12/09

excursion à Cethu et Sukuh

Mon hôtel organise des excursions vers des temples des environs. Ce qui m’intéresse, ce sont les temples hindou de Cethu et de Sukuh. Ces deux temples se trouvent sur les flancs du mont Lawu, à une quarantaine de km au nord-est de la ville. Je saisis l’occasion.

On part sur le coup de 8h à deux, mon chauffeur et moi.

La ville derrière nous, ça commence sérieusement à grimper. Il y a de beaux villages dans les vallées.

vue sur une belle vallée

Il y a beaucoup de plantations de thé ici, le climat s’y prête.

les femmes et leur récolte de thé attendent le camion

Finalement, en rentrant pratiquement dans les nuages, on arrive au temple le plus haut situé:

Cethu

C’est un temple montagne d’une architecture très massive. Une curiosité: les portails ne sont pas fermés par une arche mais coupés en deux moitiés. Comme le montre cette vue prise depuis le sommet.

terrasses de Cethu

Mais je bouscule un peu l’ordre des choses: il faut d’abord monter et c’est très dur!

Les premières marches des escaliers entre les niveaux sont souvent des tortues. Elles sont bien usées, les pôvres.

tortue

Sur un niveai intermédiaire on voit un pavage représentant le soleil qui se termine en tête de tortue.

tortue soleil

Il y restent assez peu de sculptures dans ce temple, mais voici une tête très émouvante:

sculpture

La redescente se fait, avec toutes les précautions, plus rapidement – heureusement!

Nous reprenons la route en descendant un peu dans la montagne, vers Sukuh.

On s’arrête en chemin pour prendre  un verre de thé et pour goûter quelques spécialités du coin:

  • riz gluant fermenté en feuille de banane (pas abuser!)
  • tapioka fermenté
  • tempe: graines de soja écrasées en beignet à base de tapioka
  • graines de soja sucrées, entourées de riz gluant et cuites à la vapeur dans une feuille de banane.
  • Krupuk, le « popcorn » indonesien à base de tapioka et crevettes.

Sukuh

Ce temple, aussi, est de forme très massive. La construction de la dernière terrace est carrément une pyramide. Là-haut, les escaliers sont étroits, je passe à peine, et extrêmement raides – des marches de 50 cm de haut. Allez, hisse!

Le statuaire est beaucoup plus riche qu’à Cethu et, compte tenu du fait qu’il s’agit d’un temple de la « fertilité », souvent évocateur, voire provocateur.

gardien du temple

Un beau Garuda, sans tête et plein de bas-reliefs.

dieu oiseau

un relief parmi beaucoup d'autres

On passe non sans étonnement une statue sans tête mais très bien équipé en ce qui concerne le reste.

sans tête...

En grimpant au niveau suivant, on est soudainement confronté à des tortues géantes. On dirait une attaque des tortues ninja!

les tortues ninja attaquent

La vue depuis le sommet plat de la pyramide serait formidable sans les nuages…

vue des terrasses

En guise de vue limitée, je vois mon guide-chauffeur qui, sans avoir monté plus haut que le deuxième niveau, semble bien fatigué.

c'est leguide qui est fatigué

Nous descendons enfin dans la plaine (riz, soja, canne à sucre, tapioka). Et on s’arrête à un établissement artisanal de production d’arrak. Les moyens de production sont des plus simples: tonneaux de fermentation du jus de canne, d’autres tonneaux pour la distillation.

distillation artisanale

Le produit est un peu rugueux, mais ira bien avec un jus de fruit…

La halte suivante est la forge des gongs, importants dans un orchestre gamelan. Dans la forge même, c’est l’enfer. Le rond de bronze est chauffé au rouge sur les charbons,

naissance d'un gong

puis martelé par un groupe de trois forgerons pendant dix minutes,

les vaillants forgerons

puis remis à chauffer. De le poussière de charbon partout, ça se voit bien sur les photos au flash.

Entretemps les forgerons sortent de l’enfer et se passent de l’eau sur leur tête.

Ensuite, il y a la finition:

commence la finition

Il faut bien une semaine pour finir l’instrument et l’accorder!

L’étape suivante est la fabrication du Krupuk (chips craquants de tapioka aux crevettes ou à l’ail). C’est bien bon!

La-dessus nous sommes bloqués par un orage de fin du monde, impossible de rejoindre la voiture; tant pis, on mangera encore de ce Krupuk délicieux.

On rentre à l’hôtel, un déjeuner léger et une bonne sieste s’imposent!

5/12/09

Kraton et Puri Mangkunegaran

Décidemment, plus on va vers l’est de Java, moins il y a de pluie! Ce beau matin m’incite à visiter les deux palais royaux de cette ancienne capitale qu’est Surakarta.

Le kraton a éte érigé par la maison des rois Mataram.

Son étendue est énorme, je n’ai mis pas moins de 20 min pour seulement traverser la place devant l’entrée et la salle des grandes cérémonies – et on est toujours en-dehors…

Le musée occupe une belle cour intérieure ainsi que les salles qui la forment. Presque tous les objets sont sous verre, ce qui empêche de faire de photos convenables. T6out de même, voici quelques unes des pièces exposées.

un gardien aui offre des bananes ?

la caleche du roi

même pas peur

On peut encore admirer la grande et plaisante cour intérieure principale, partiellement hors visite, il y a encore la partie habitée par la royauté et donc invisible.

Le puri, construit par la branche la plus récente de la famille royale le 18ème siecle, est à courte distance du kraton. Plus moderne, plus richement décoré et bien entretenu, il est toujours habité par la famille et la partie visitable forme un petit musée – les collections.

Une charmante guide, imposée, me prend en charge et m’explique en anglais et en français l’histoire des objets exposés.

Sous le hall d’entrée, un orchestre gamelan au grand complet donne un concert:

les grands gongs de l'orchestre Gamelan

Parmi les objets de la collection il y a de magnifiques masques de danse:

masques

Une salle est réservée à la collection de krys et d’autres armes mortelles. On y admire un fabuleux étui d’épée en ivoire d’env. 1 m de long. Les minuscules sculptures qui l’ornent sont si finement ciselées que cela quelques photos très rapprochées. Les détails ne font que quelques mm.

detail de sculpture (macro)

autre détail

Là- dessus, midi approche et la chaleur me prive lentement de toute énergie: je rentre à l’hôtel.

Demain, je prendrai le train pour Surabaya et mont Bromo.