Chumphon, Hat Yai et Songkhla

24/2/2010

Vers Chumphon par le train

Mon train part vers 15h30 de la gare de Hualamphong. Il devrait arriver vers 23h30 à Chumpon. Ainsi, j’ai retenu une place en couchette pour pouvoir m’étendre.

Le train est déjà en gare quand j’arrive et je monte il est climatisé et il fait une chaleur du diable sous les toits de la vieille gare.

Peu après arrive un couple de jeunes français qui commencent à sémer une belle zizanie dans le wagon. Lui, déguisé en rasta avec dreadlocks et tot et tout, elle BCBG cherchant à se dévergonder…

Apparemment, ils ne savent pas lire les numéros des sièges et ne comprennent pas qu’il y a deux couchettes superposées avec la deuxième encore repliée en position « jour″.

Ils s’assoient n’importe où, leur amour ne supportant pas la moindre séparation… Comme cela ils déplacent déjà 2 personnes de leurs sièges. Les Thais, polis et calmes, coopèrent.

Arrive l’heure de transformation en couchettes. Rebelote, on essaye de déplacer encore des gens au nom du grand amour… Mais là, on se heurte à la simple réalité qu’il y a des couchettes du bas, plus chères, et des couchettes en haut. Ils ne cromprennent toujours pas pourquoi, avec leurs deux billets de couchettes (?) en haut (?) on veut les séparer: les malheureux. Ils quittent le wagon et je me demande s’ils avaient des billets couchette ou s’ils allaient au flan, on ne les voit plus.

Je trouve ma chambre réservée au ″Chumphon Gardens″,  une grande bâtisse du genre ″palace″  imposant, mais pour seulement une nuit, or, on m’avait assuré au téléphone que ma réservation était bien pour deux nuits. Voilà que la petite garce de réceptionniste perdait tout d’un coup son Anglais. J’abandonne ce dialogue de sourds. Demain est une autre journée.

25/2/2010

Chumpon

Le matin, j’ai ma nuit d’hôtel supplémentaire sans problème, mais maintenant je me demande: pourquoi faire?

Chumphon est bien tranquille mais sans intérêt. Hormis le marché, il ny a pratiquement rien à voir. Ca ne sert à rien de se mordre les doigts: j’ai déjà le billet du trajet suivant en poche…

Il fait très, très chaud dans la journée et je suis obligé de me réfugier dans ma chambre climatisée. Je n’en ressors que le soir pour aller manger un morceau.

26/2/2010

Etant donné que mon train pour Hat Yai ne part que vers 22h et la chaleur écrasante du centre ville, je négocie une demi-journée d’hótel de plus. J’en ai profité pour mettre sur le site les deux dernières journées à Bangkok, bien remplies de déplacements.

Le soir, je tombe encore sur la petite garce qui ne veut plus comprendre quoique ce soit, pas de taxi, notamment. Je rejoins donc la gare á pied. Moi, non plus, je n’ai pas trouvé de taxi.

27/2/2010

Hat Yay

J’arrive à destination tôt le matin, vers 7h.  Tout est calme ici, pas trace d’insurrection violente en vue comme le site de notre ministère des affaires étrangères me l’avait fait craindre. Il est vrai, leurs articles ne sont pas datés et ces nouvelles alarmantes se basent sur les informations d’il y a quelques années?

Au lieu de marchander avec les chauffeurs de taxi le prix d’un voyage à Songkhla, exorbitant du reste, je me réfugie dans un restaurant pour manger une soupe de nouilles et boire une tasse de thé.

Après ce petit interlude, les taxis se sont calmés et je trouve une moto-taxi qui m’amène à bon prix à l’arrêt des bus pour la capitale de la province: Songkhla.

Mon bus est déjà bien rempli d’écoliers, mais je trouve une petite place adaptée à mes jambes. Je regarde autour de moi et découvre à mon étonnement un bus ″disco″. Couleur des parois: orange. Des haut-parleurs, totalisant d’au moins 1 kW, répartis sur toute la longueur. Des ″disco lights″  multicolores et des gyrophares idem. Il y a même un micro de Karaoke!

un bus yé-yé

Bien sûr, il y a de la musique techno, principalement, avec des basses puissantes: ma digestion est donc bien stimulée…

Le prix de ce voyage musical d’une petite demi-heure est bien ridicule: 20 B (0,5 ). Un petit bémol: le bus me laisse en voisinage des écoles, loin du centre ville. Il me faut un autre moyen de transport. Ca aurait été trop beau autrement.

J’atterris finalement au ″Guest House Romantic″  Je prends la chambre VIP, immense et bien aérée (9 fenêtres et une porte de veranda). Le sol est en teck, agréable aux pieds nus. La salle de bains, toute carrelée de bleu, est à taille commensurable avec la chambre, je vois de l’entrée à peine la baignoire trônant au fond. Seul côté négatif est l’absence de climatisation. Deux ventilateurs puissants se chargent de créer une brise dans ce loft somptueux.

Première chose: une douche froide!!!

Puis, prendre un petit supplément de sommeil; le train, c’est bien, mais pas suffisant.

Il est près de midi quand je rejoins le petit restaurant où on m’a si bien renseigné sur les hôtels du centre ville. Je ne suis pas déçu des nouilles de riz larges au fruits de mer qui sont la spécialité de Songkhla. Fabuleux!!!

SIESTE! Il fait vraiment très chaud, avec une petite brise, heureusement. On est bien dans l’extrême sud de la Thailande.

Vers 17h je me mets en quête d’un plan de la ville; le guide n’en comporte pas. Point de plan, mais j’ai assez potassé des déscriptions de la ville pour savoir où aller: la plage Hat Samila. Un moto-taxi m’y amène.

Ce samedi, la plage est bien peuplée, des Thais essentiellement, j’aperçois un ou deux ″farang″ de loin.

Une sculpture de nymphe fait l’unanimité pour les prises de photo:

une nymphe tres demandée

seance de photo

Les petits bassins, laissés par la marée font le bonheur des plus petits. Il y a des vendeurs de cerfs volants et plein de stands avec des gris-gris et, surtout, des choses à grignoter!

des cerfs-volants sur la plage

J’attends le coucher du soleil sur un banc et me délecte de toute cette animation bon enfant.

Le soleil se couche:

c'est beau...

Vite, il faut profiter de l’offre de fruits de mer des restaurants à côté de la plage… A moi, les poissons, les crabes, les calamars, moules et autres huitres. Frais et- délicieux!

28/2/2010

J’ai passé une bonne nuit et le chant des oiseaux du parc voisin me réveille. La ville possède beaucoup d’espaces verts et le jardins sont nombreux.

Aujourd’hui, c’est le jour du grand marché de rue de dimanche. Je passe de stand en stand toute le matinée.

Après, il est temps de manger – encore des fruits de mer. Sieste et moto-taxi vers la plage, c’est déjà l’habitude…

1/3/2010

aujourd’hui je compte aller á Ko Yo, une isle sur la mer de l’intérieur. Plus tard, il faudrait de nouveau faire les bagages et partir tôt le matin pour Hat Yai et prendre le train pour Kuala Lumpur.

Et ce sera la fin de mon périple en Asie du sud-est: avion KL-Londres-Roissy…

Mais on en n’est pas encore là!

Ce matin, il fait très chaud déjà à 8h. Je me sens pas d’attaque pour la visite de Ko Yo, tout de même à une vingtaine de km du centre ville. Je préfère explorer un peu les alentours de mon hôtel.

L’office de tourisme reste fermée – pas de plan. Le musée, comme tous les musées du monde (?), est fermé le lundi. Il me reste encore le marché, très vivant.

Songkhla est une ville sympatique, très aérée avec de larges avenues et beaucoup de parcs, temples et écoles. Il faut savoir qu’en Thailande, les écoles sont des établissements énormes dans des parcs très généreusement dotés de végétation. De quoi faire classe en pleine nature…

Les gens sont à l’image de leur ville: souriants et décontractés. On me salue souvent en flânant.

Vers midi, je retourne chez Phit, le restaurant où on m’a pas seulement fait bien manger mais où on m’a donné plein de tuyaux pratiques sur la ville et la région.

Phit me donne le coseil de visiter le monastère de la colline à l’ouest de la plage de Samila. L’après-midi est organisé!

Ce monastère, pas trop loin, est situé sur la colline Tang, déservi par un funiculaire: chouette!

On a une bonne vue la haut sur la ville, la mer et la mer intérieur avec ses isles. On voit bien l’isle du chat et celui du rat. Quelques bâteaux mouillent en attendant d’entrer dans le port.

les deux petites isles

à l'honneur du chat et du rat

Toute la colline est peuplée par des singes effrontés: méfiance, ça mord des fois!

Je descends vers l’ouest de la plage pour y attendre le coucher de soleil.

Partout des familles en train de picniquer, de faire voler des cerfs-volants et de se baigner.

tard sur la plage

Quelle belle plage!

Une fois la nuit tombée, je me fais déposer à mon « restaurant du soir »: moules rissolées, riz et tranches de canard. Une excellente façon de terminer ma dernière soirée.

2/3/2010

Déjeûner chez Phit (pains perdus à la confiture de cocos – délicieux, et thé). Encore les derniers conseils pour rejoindre le bus pour Hat Yai et moi déjà en route pour cette ville voisine où je dois prendre le train pour Kuala Lumpur. J’y arriverai le lendemain. Mon retour à la maison est bel et bien engagé!

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