Da Lat, Buon Ma Thuot et Kon Tum

21/01/2010

Dalat

A l’arrivée, hier soir,la ville était encore sous une pluie fine.

pluie

Ce matin, le vent a chassé les nuages et la pluie. La ville, fraîchement lavée, brille de toutes ses couleurs.

Dalat est une ville relativement récente. Le site fut découvert pour les européens vers 1893 par le docteur Yersin. La fondation de la ville date des années 1910-20. Le style est un mélange coquet de chalets alpins et de maisons à colombage normandes et constructions asiatiques.

Le relief de cette ville est très mouvementé et lorsqu’on se promène, on ne sait jamais si la rue va partir en pente vertigineuse vers le haut ou vers le bas.

que de rampes: Da Lat

Ainsi, le marché a une entrée pleine terre en bas et 3 étages plus haut, pleine terre également. A en perdre le nord…

Je me promène un peu pour trouver un endroit de petit déjeûner allèchant. En haut de la ville, au-dessus du marché, il en a quelques pâtisseries qui font l’affaire.

Une fois rassasié, je dois m’occuper de la suite de mon voyage. Ma prochaine station sera la ville, centre du café, Buon Ma Thouot, à quelques 4 h de bus d’ici vers le nord. Un bus local peut m’y transporter.

Le reste de la matinée est consacré à la visite du monastère de montagne Truc Lam. Par curiosité, je prends le téléphérique pour y aller. Le trajet est vraiment à prendre le souffle. Je fais plein de photos avec l’appareil réflex. Hélas, lors du remontage de l’objectif, le mécanicien a dû oublier un petit ressort et le diaphragme reste toujours grand ouvert. Photos toutes surexposées! ( je dois voir cela avec le réparateur avant de partir de Saigon, au départ pour la Thailande).

Il me reste, comme toujours, mon fidèle IXUS, qui, ma fois, ne se débrouille pas trop mal…

De retour de la montagne, mon Xe Om (moto-taxi) me dépose au pied du marché et j’admire les étals de fruits et de fleurs.

des fraises (de saison!)

tous beaux, tous frais

et les fleurs...

Je cherche en vain la sortie du troisième étage qui communique avec le haut de la ville. Je ne l’ai pas trouvée, vexant!

Déjeûner et sieste, suivis par un « planning » sérieux de mes déplacements et de l’utilisation des jours que je peux encore rester au Vietnam.

22/01/2010

Vers Buon Ma Thuot

22/01/2010

Malgré la couche de nuages qui couvre la ville à 7 h, il y a comme une promesse de soleil pour plus tard. Je dois prendre mon bus pour Buon Ma Thouot vers 9 h et j’ai tout mon temps pour un petit déjeûner.

Le minicar de « ramassage » ne passe que vers 9h30, il m’amène d’abord au terminal des bus locaux. Changement de bus.

Le nouveau n’est pas du tout aussi récent que le premier. Mais j’ai de la place pour mes jambes. Pourvu que ça dure…

Eh non, à l’arrêt suivant, le bus se remplit – pas encore trop. Mais au fur et à mesure , des étapes la situation se détériore: nous allons finalement arriver à destination avec environ 10 personnes que de places assises et je ne parle pas des bagages.

Buon Ma Thuot

A l’arrivée, après 5 heures de torture, tout cet entassement se dissout lentement et je redécouvre mes jambes. Un Xe Om me conduit à l’hôtel de mon choix (le Khach San Nguyen Nhi), choix pour lequel je me félicite: on peut s’y reposer avec le comfort souhaité.

Je me mets en quête d’un restaurant et passe par un joli temple indien.

presque frivol

J’ai trouvé un restaurant marrant. Ici, on vous sert une grande assiette de salade, basilic, oignons de printemps et d’autres herbes, une assiette avec des « trucs » croustillants, des tranches de concombre frais et en vinaigre et du papier de riz: on se la roule comme on veut et on obtient des nem tout à fait perso. On les mange en faisant mouillette dans une sauce délicieuse. Au bout des premiers rouleaux, on ne peut plus s’arrêter tellement c’est ludique ET bon!!!

Le soir, c’est Télé5Monde qui m’endort.

23/02/2010

Ce matin, je me nourris avec deux bons sandwichs: petite baguette fraîche avec pâté et plein « d’accessoires » de nature inconnue mais délicieux, le tout arrosé d’un café à vous dresser les cheveux sur la tête. Heureusement, on vous sert en même temps du thé vert à volonté. Je me vois pas calmer ma soif avec de la « nitroglycérine ». je peux vous garantir c’est fort de café!!

De retour à l’hôtel, mon Xe Om qui doit m’amener aux chutes d’eau de Dray Sap et Gia Long m’attend déjà.

L’approche de 20 km par la nationale (en réfection, bien sûr) est un peu longue. Mais une fois sur la petite route qui longe la rivière Krong Ana, c’est plus intéressant. J’aperçois plein de tuileries et briquetteries qui profitent de la qualite d’argile le long de la vallée.

Nous visitons d’abord Gia Long. Potentiellement moins spectaculaires, ces chutes d’eau d’une couleur bleu laiteuse, sont entourées d’une jungle épaisse; on a du mal de s’approcher. Ca manque un peu d’eau tout de même.

Gia Long

l'autre côté

Après, on prend l’autre embranchement de route pour voir Dray Sap. Déjà à l’approche, le manque d’eau est évident. Voyons voir ça de plus près.

Tout ce qui reste des chutes de 100 de large sont quelques gouttes par ci et par là. Je crois qu’il faut y retourner en période de pluie.

Un pont suspendu mène à l’autre rive pour pouvoir admirer les chutes.

on joue à Indiana Jones

Hélas,même de l’autre côté, cela ressemble plutôt à un vieux dentier ébréché…

Pour vous consoler, voici quelques fleurs de la jungle.

jolies fleurs

Cette excursion, un peu fatigante, m’a laissée sur ma faim.

En parlant de faim, au retour, je cours vite me rouler quelques nem chez Than Loan: ça me console!

Le reste de la journéé, je récupère et profite de l’accès Wi-Fi de l’hôtel.

24/02/2010

La route vers Kon Tum

Pour aller à Kon Tum, je voulais la place près du conducteur. Hélàs, je suis arrivé un peu trop tard pour l’avoir. La place que j’ai eu s’est avérée peu pratique mais m’a mise hors des nuisances dues au « surremplissage » du bus: mes jambes ont de la place.

Dans ce bus, le « chef » a réussi d’ajouter 5 personnes avec leur bagages en plus des 15 prévues: on se tasse, svp.

La route est très bonne, quand il n’y a pas de travaux. Il y en a malheureusement de temps en temps. A la sortie de Buon Ma Thuot sur 5 km et, très dur, à l’entrée de Kon Tum sur bien 10 km: réfection totale.

Le moteur est heureusement puissant et le conducteur en tire un maximum sur les parties en bon état.

Nous arrivons à Kon Tum plus en forme que d’habitude après un trajet de 250 km et 5 h.

Je descends au Kach San Dagbla, la rivière ici est le Dagbla, qui est peut-être un peu cher mais agréable: pas loin du centre, du marché et d’une ravissante église, toute en bois. J’aime beaucoup ce dépouillement. Voyez plutôt:

une bien jolie église - tout en bois

la nef

vitrail

Au retour à l’hôtel, je fais un détour par le marché qui, un dimanche à 16 h, fonctionne encore pour acheter quelques fruits: fruits du dragon, mangues et des mandarines à peau verte et luisante. Je ne vois pratiquement pas de bananes, ici on est peut-être déjà un peu trop en altitude?

J’arrive à organiser avec un couple de Canadiens une excursion dans les villages des minorités H’mong et d’autres endroits intéressants. Vu qu’on est trois, on peut marchander un prix – tout seul, j’aurais payé le prix fort…

Je profite de mettre au point avec Sam, l’agent de voyage de l’hôtel très aimable, mon voyage pour Quy Nhon, sur la côte. Ce sera le début de la branche de retour de ma petite boucle dans les « Central Highlands ».

25/02/2010

Visite des environs de Kon Tum

Mes covoyageurs canadiens et moi partent assez tôt pour une visite de la région de Kon Tum. Nous commençons par un village de la minorité des Jaray. Malgré les essais incessants du gouvernement de « vietnamiser » ces tribus, dans le passé souvent opposées au communisme à l’oncle Ho, ils vivent selon l’ancien mode de vie. Ainsi le village est dirigé par un des vieux du village et un commisaire politique. Des fois il y a aussi le prêtre catholique qui a son mot à dire. Un bien en découle: la scolarisation généralisée.

Ce village est resté profondément animiste et ne bouge pas de ses convictions. Comme depuis des temps ancestraux, les villageois vont chercher l’eau à la source, à distance du village et se foutent éperdument du puits que le gouvernement leur a foré. Les gens cherchant de l’eau s’arrêtent en cours de chemin au cimetière pour parler avec les morts, leur porter à manger et à boire. Même une vieille télé peut équiper la maisonnette qui contient la tombe: pour eu, les morts sont toujours vivants dans un monde « parallèle » et on peut leur parler, et surttout, on doit, s’en occuper.

une maison-tombe

gardien

un air français

Après quelques années, les morts quitten ce deuxième monde et vont dans leur demeure finale (le paradis?). A ce moment on organise une grande cérémonie d’ »abandon », accompagné d’un festin général et on laisse la tombe sous la seule surveillance de gardiens sculptés en bois de fer aux quatre coins de la tombe. Lentement le nature reprend ses droits…

Il est dommage que les gens ont abandonnés les toitures en chaume depuis un certain temps et les toits en tôle ondulée, certes sans entretien, me semblent disgrâcieux.

Quels sont les cultures dans les plaines le long de la rivière principale, le Dagbla? On voit des rizières et des plantations de Tapioka, un peu de sucre. Depuis le passage des français (et le Dr. Yersin) le café est un succès mondial. Il faut l’avoir goûté pour comprendre son succès. Nous sommes, dans la région, à la floraison et le parfum des fleurs de caféier est partout.

fleurs de caféier

Les français ont également apporté la culture du hévéa. Les plantations, maintenant démesurées, ont fait disparaître pas mal de jungle et le relief des collines en souffre beaucoup. La faune sauvage, très variée jadis, à pratiquement disparue, faute d’habitat. Mais cela rapporte…

Nous rentrons pour déjeûner pour continuer notre périple de l’autre côté de la ville.

Nos visitons un village d’une autre tribu, les Bahnar, croyance catholique (en principe…il reste pas mal d’animisme). Il y a tout de même pas mal de symboles anciens juste à côté de la petite chapelle. On voit alors des totems, preuve de la vaillance des villageois (je me demande du coup d’où viennent les mats décorés que garde jalousement chaque village bavarois….).

La vie sociale est centrée autour du Nhan Rong, une maison communale en bois, surmontée d’un toit bien visible de loin.

Nhan Rong exemplaire

Ces constructions en bambou et bis de fer résistent bien aux typhons qui font tant de ravages sur les constructions modernes.

Nous tombons justement le jour d’une grande fête et tout les villageois sont réunis dans leur Nhan Rong pour y boire (un) (beau)coup de vin de riz à la paille dans des jarres  et des boissons un peu plus forts – l’ambiance est extraordinaire.

la fête bat son plein

On joue de la musique de percussions à base de gongs et de xylophones (en bambou), cela n’est pas aussi raffiné que la musique balienne, mais sonne drôlement bien.

Nous arrivons à nous éclipser non sans peine: il faut boire et manger pour ne pas offenser nos généreux hôtes. Il y a tout de même un escalier, taillé sommairement dans un tronc d’arbre, à descendre.

un escalier bien difficile à négocier

Au retour, nous nous arrêtons chez une famille de fabricants de paniers et un papy musicien qui, avec ses 90 ans, est encore drôlement habile sur son xylophone fabriqué maison.

en pleine forme!

Nous rentrons comblés de tout ce que nous avons pû voir aujourd’hui.

Demain, je dois me lever tôt pour prendre mon bus pour la côte, Quy Nhon, je me couche de bonne heure.

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