Lampang

4/1/2010

Lampang est une charmante ville de province, à une centaine de km au sud de sa grande soeur Chiang Mai, très occupée par le commerce et le tourisme.

Le centre est petit et compte encore pas mal d’anciennes maisons commerciales en bois, les fameuses « shophouses » – architecture souvent adoptée par les marchands chinois.

Comme il se doit, il y a aussi une tour d’horloge pas loin d’un très beau marché de nuit.

la tour d'horloge de Lampang

Mon hôtel, le Pin Hotel, choisi sur le guide pour sa situation au centre ville, a vu de meilleurs jours, mais s’avère confortable, calme et spacieux. Ce qui ne gâche rien, le petit déjeûner sous forme de buffet Asie/Western est compris dans le prix de la chambre.

Lampang est connue pour ces carosses à cheval, mais c’est devenu une attraction touristique et coûteuse. En principe, les cochers portent le Stetson, allez savoir…

carosse

Mais il y a d’autres attractions pour le visiteur: le conservatoire national des éléphants et un temple du temps des Lanna (14ième siècle) avec beaucoup d’éléments en bois sculpté authentiques.

J’organise une visite des deux sites, difficilement accessibles sans son propre transport. On va venir me chercher à mon hôtel le lendemain.

5/1/2010

Mon guide est une jeune et charmante Thai dont l’anglais reste encore à parfaire. Ca tombe bien, les explications se limitent au stricte minimum…

Première destination, le camp des éléphants, il se trouve à 30 km au sud de la ville.

Il est doté d’un hôpital espécial éléphants, d’une crêche où on apprend aux jeunes éléphanteaux les « bonnes manières ». Et voilà, justement, une maman avec sa petite fille de 7 mois, Shenanda. Toutes les deux m’ont coûtées une (petite) fortune en bananes: les gourmandes!

un bébé et sa maman

Il y a surtout ici un grand centre d’entraînement et des éléphants et de leur mahouts.

Les éléphants (blancs) royaux, autrefois « stationnés » en plein Bangkok, trouvent ici un environnement plus sain et peuvent enfin respirer un air non pollué.

Les éléphants aiment l’eau (pas étonnant, ils boivent jusqu’à 150 l par jour). On assiste avec plaisir à leur bain collectif du matin.

le bain du matin

Après le bain, il est l’heure du spectacle pour montrer ce que les mahout apprentis et leurs éléphants ont appri.

à la queue-leu-leu

ils font le mort

Je suis tout à fait étonné de voir l’aise avec laquelle ces monstres se relèvent. Il maîtrisent leur grande masse avec finesse!

Etonnant aussi, la bonne grâce et « bonhommie » avec ils se prêtent à tous ces exercices.

Ensuite on les voit au « travail » du bois: quelle dextérité!

Il y a un qui sait faire tourner le hoola-hoop….

Et puis, la fameuse séance de peinture. Les trois artistes ont des tempéraments très différents. Puisqu’ils sont déjà côtés, une gouache se vend 800 Baht. Ca passera, il suffit de ne pas dire que c’était l’éléphant du milieu qui l’a commise…Evidemment, pas de photo, droit d’auteur oblige…

Après cela, on est presque midi et mon estomac proteste. Un Pad Thai va arranger cela!

Après notre repas, nous nous dirigeons vers le village de Kho Kha où se trouve un des plus grands temples en bois de la Thailande: Wat Phra That Lampang Luang datant du 14ème siècle.

entrée du Wat

L’entrée conduit d’abord dans le Wihan qui repose sur un grand nombre de piliers en teck de diamètre respectable qui ne portent aucune trace de leur age. Le Wihan, vue de l’extérieur, suit le principe de construction classique.

entrée et Wihan

Le toit, lui, est assez élaboré:

wihan et détail des piliers soutenant le toit

A l’intérieur, les boiseries du toit portent encore les peintures d’origine qui sont en assez bon état considérant leur age.

Le reste des demi-murs est richement sculpté:

Les piliers intérieurs sont pourvus de décorations très sobres à la feuille d’or.

décor de pilier

Comme il se doit, le Wihan est placé devant le chedi. Malheureusement, il est entièrement caché par des échaffaudages en bambou: réfection de la dorure.

A côté du complexe principal, se trouve un autre bâtiment contenant un bouddha entièrement doré. Sa présence commande le regard du visiteur:

le grand Bouddha

De grands faisceaux de tiges de bois attirent ma curiosité. Au fait, elles servent d’ « ex voto » collectif: les fidèles gravent leurs noms et leurs désirs profonds sur ces bouts de bois. Que sera fait de ces tiges? Qui sait, peut-être les moines se chauffent avec, la nuit venue? Ici, les nuits sont fraîches!

On rentre à l’hôtel vers les 15h. J’ai besoin d’une petite douche et d’un peu de repos.

Cette journée m’a beaucoup plu et je retiens la visite chez les éléphants tout spécialement.

Le soir, je fais une visite au marché de nuit qui très vivant. J’y trouve un de mes plats préférés, des moules en omelette. Je complète cela avec quelques brochettes de canard. un dîner agréable dans la foule nombreuse de ce marché de nuit.

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