Ubud

10/12/09

Ubud

On dit souvent d’Ubud d’être le centre spirituel de Bali et, à peine arrivé, je me rends compte du fond de vérité de cette affirmation et ce malgré l’afflux de plus en plus grandissant de touristes en mal de méditation…peut-être.

A l’arrêt du bus, quelqu’un me propose une chambre à un prix convenable, Indra homestay sur la rue Hanimun. Je le suis pour voir l’offre. Déjà, l’entrée ressemble plutôt à une entrée de temple.

A l’intérieur on se trouve dans un jardin abondant, au fond duqquel s’érige un vrai temple, avec  les quartiers de la famille.

Il est vrai, Ubud abonde de demeures-temples et cette proximité des deux sphères est troublante.

le jardin de l'hôtel

Ma chambre est petite, soit, mais ultrapropre, avec salle de bain. L’eau chaude, oui, mais pour quelques minutes à la fois. Le ventilateur, pas de clim, vient bien à bout de la chaleur de midi et on peut attendre dans le confort que les températures baissent en soirée.

En ce moment, vers 16h, un des garçons de la famille s’occupe à arranger les branches des arbres, une à une, doucement, balayer les pétales par terre et arroser soigneusement, à la main, les arbustes, le gazon et les innombrables plantes décoratives parasites qui se sont installées un peu partout sur les arbres. Gestes lents répétés tous les jours.

Ce soir, il va se passer une grande cérémonie à un des plus grands temples de la ville. Une bénédiction d’offrandes.

J’y vais avec un autre hôte de l’auberge, Theoh, un français d’une origine bien plus compliquée que la mienne. Il est français, malais d’origine ayant des ancêtres chinois mandchoures. Domicile à Kremlin-Bicêtre. C’est un sacré marcheur, j’ai un peu de mal à le suivre…

Au temple, on voit les femmes apportant des offrandes de fruit et de riz. Elles portent des plateaux  énormes sur leurs têtes. Dessus se trouvent des pyramides de fruits qu’elles ont mis toute la journée à arranger. Les plus importants ont bien un poids de 10 à 15 kg. Le riz (et d’autres plats?) est dans des petits paniers de feuilles de bananier tressées en forme de boîte fermée.

Les hommes, parcontre se contentent d’un minuscule plateau porté à la main. Mais ils s’occupent aussi des enfants, il faut le dire.

Avec un tel poids sur leur tête, la démarche de ces dames ne peut être que majestueuse, je les admire quand elles gravissent les marches du temple.

Hélas, je n’ai pas mon appareil photo avec moi, grand regret!

Il y a la musique de deux orchestres gamelan: un à l’extérieur du temple et un autre à l’intérieur. Deux styles complètement différents.

Pour pénétrer à l’intérieur, il nous faut être habillé convenablement: il nous manque le sarong que l’on nous prête gentiment. Pour le bandeau autour de la tête, on nous excuse…

Vers 22h, le défilé des porteuses d’offrandes s’atténue et nous rentrons dormir.

11/12/09

Je passe la matinée à flâner dans les rues d’Ubud en compagnie de Theoh. Il doit loger des amis qui viendront dans quelques jours et nous visitons plusieurs hôtels – il y en a de très jolis (à prix étonnamment bas.

On voit à chaque pas de porte des petits paniers avec fleurs, un peu de riz et légumes, des crackers – les mauvais esprits que ces offrandes doivent tout juste éloigner ont des goûts modernes.

une offrande

Theoh change d’hôtel, puisqu’il a trouvé encore mieux, on se donne rendez-vous pour les festivités au temple (deuxième soirée). Ce soir il y aura une danse sur le parvis du temple.

Juré, j’aurai mon appareil photo!

Le soir, il y a une foule énorme – pas d’espoir de se retrouver sauf si le hasard veuille bien.  C’est loupé pour le rendez-vous.

Vers 22h, toute l’avant-cour du temple est déjà rempli de monde tranquillement assis, attendant le début.

on attend le début

Décidemment, les photos de nuit…

Les hommes sont en chemise blanche avec un bandeau blanc, fraîchement noué: très chic! Beaucoup portent le krys des grandes occasions.

La soirée débute avec des coups de caisse très espacés, un toutes les trois secondes, le rythme s’accélère imperceptiblement sur environ 20 min. pour devenir plus allant: hypnotique.

Les masques géants rentrent en scène avec grande pompe. Ils ont protégés, c’est curieux, par des ombrelles géantes. Des figures historiques, rois et reines et des animaux mythiques.

parade des masques

Vers 23h cette introduction est finie, interlude, tout le monde profite pour manger un petit quelque chose ou boire un coup.

Je rentre, le sommeil me gagne et j’ai mal aux fesses assis sur mon muret.

On m’a dit le lendemain que la fête a durée jusqu’à 5h30. Tout le monde dansait avec les masques, Moi, j’aurais bien aimé danser avec le cheval à queue à plumes…

12/12/09

Ce matin, je profite des températures matinales pour visiter le musée Puri Lukisan. Il se trouve en centre ville dans un jardin agréable.

Puri Lukisan, jardins

Ce sont des collections de peinture contemporaine dans la tradition balinaise. Le « pavage » très serré avec toutes sortes de motifs est typique. Je regrette que les artistes ont boudé les couleurs si vives de la jungle et ont préféré une palette trop terne pour moi.

Là-dessus il est midi et je me rends au « Warung Lokal », warung débusqué la veille dans une petite rue près du marché.

Il est tenu par deux charmantes Balinaises, riantes et diablement bonnes cuisinières: excellent.

Ici je retrouve Theoh par hasard – sûrement pas!, il aime aussi la bonne cuisine. Je commande mon repas bonheur: verre de jus de mangue, poisson et riz avec un sambal balinais.

Retour et sieste: chaleur devient insupportable entre midi et 15h.

Pour le soir, j’ai retenu une place pour un spectacle de danse « legong ». les danseurs sont accompagnés par un orchestre gamelan au grand complet. Je suis toujours étonné par l’exécution parfaite de cette musique complexe au point de vue rythmique et harmonique – ils ont cela dans le sang! J’ai entendu de jeunes enfants dans la rue frapper des polyrythmies avec deux bouts de bois…

un métallophone de l'orchestre gamelan

Voici quelques aperçus de la danse:

danse des offrandes

il devrait faire peur...

grand solo

drôle

Une soirée de qualité très plaisante. On va me dire que c’était une prestation pour touristes, mais tout de même!

13/12/09

Ce matin, je dis au revoir à Ubud pour rejoindre la côte sud et l’isle de Lembongan. Cette isle fait partie d’un groupe de trois: Lembongan, Cenigan, la plus petite et Nusa Penida, la plus grande.

J’espère que cette fois-ci mon choix sera le bon; la côte terne de Lovina était une déception.

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