Chumphon, Hat Yai et Songkhla

24/2/2010

Vers Chumphon par le train

Mon train part vers 15h30 de la gare de Hualamphong. Il devrait arriver vers 23h30 à Chumpon. Ainsi, j’ai retenu une place en couchette pour pouvoir m’étendre.

Le train est déjà en gare quand j’arrive et je monte il est climatisé et il fait une chaleur du diable sous les toits de la vieille gare.

Peu après arrive un couple de jeunes français qui commencent à sémer une belle zizanie dans le wagon. Lui, déguisé en rasta avec dreadlocks et tot et tout, elle BCBG cherchant à se dévergonder…

Apparemment, ils ne savent pas lire les numéros des sièges et ne comprennent pas qu’il y a deux couchettes superposées avec la deuxième encore repliée en position « jour″.

Ils s’assoient n’importe où, leur amour ne supportant pas la moindre séparation… Comme cela ils déplacent déjà 2 personnes de leurs sièges. Les Thais, polis et calmes, coopèrent.

Arrive l’heure de transformation en couchettes. Rebelote, on essaye de déplacer encore des gens au nom du grand amour… Mais là, on se heurte à la simple réalité qu’il y a des couchettes du bas, plus chères, et des couchettes en haut. Ils ne cromprennent toujours pas pourquoi, avec leurs deux billets de couchettes (?) en haut (?) on veut les séparer: les malheureux. Ils quittent le wagon et je me demande s’ils avaient des billets couchette ou s’ils allaient au flan, on ne les voit plus.

Je trouve ma chambre réservée au ″Chumphon Gardens″,  une grande bâtisse du genre ″palace″  imposant, mais pour seulement une nuit, or, on m’avait assuré au téléphone que ma réservation était bien pour deux nuits. Voilà que la petite garce de réceptionniste perdait tout d’un coup son Anglais. J’abandonne ce dialogue de sourds. Demain est une autre journée.

25/2/2010

Chumpon

Le matin, j’ai ma nuit d’hôtel supplémentaire sans problème, mais maintenant je me demande: pourquoi faire?

Chumphon est bien tranquille mais sans intérêt. Hormis le marché, il ny a pratiquement rien à voir. Ca ne sert à rien de se mordre les doigts: j’ai déjà le billet du trajet suivant en poche…

Il fait très, très chaud dans la journée et je suis obligé de me réfugier dans ma chambre climatisée. Je n’en ressors que le soir pour aller manger un morceau.

26/2/2010

Etant donné que mon train pour Hat Yai ne part que vers 22h et la chaleur écrasante du centre ville, je négocie une demi-journée d’hótel de plus. J’en ai profité pour mettre sur le site les deux dernières journées à Bangkok, bien remplies de déplacements.

Le soir, je tombe encore sur la petite garce qui ne veut plus comprendre quoique ce soit, pas de taxi, notamment. Je rejoins donc la gare á pied. Moi, non plus, je n’ai pas trouvé de taxi.

27/2/2010

Hat Yay

J’arrive à destination tôt le matin, vers 7h.  Tout est calme ici, pas trace d’insurrection violente en vue comme le site de notre ministère des affaires étrangères me l’avait fait craindre. Il est vrai, leurs articles ne sont pas datés et ces nouvelles alarmantes se basent sur les informations d’il y a quelques années?

Au lieu de marchander avec les chauffeurs de taxi le prix d’un voyage à Songkhla, exorbitant du reste, je me réfugie dans un restaurant pour manger une soupe de nouilles et boire une tasse de thé.

Après ce petit interlude, les taxis se sont calmés et je trouve une moto-taxi qui m’amène à bon prix à l’arrêt des bus pour la capitale de la province: Songkhla.

Mon bus est déjà bien rempli d’écoliers, mais je trouve une petite place adaptée à mes jambes. Je regarde autour de moi et découvre à mon étonnement un bus ″disco″. Couleur des parois: orange. Des haut-parleurs, totalisant d’au moins 1 kW, répartis sur toute la longueur. Des ″disco lights″  multicolores et des gyrophares idem. Il y a même un micro de Karaoke!

un bus yé-yé

Bien sûr, il y a de la musique techno, principalement, avec des basses puissantes: ma digestion est donc bien stimulée…

Le prix de ce voyage musical d’une petite demi-heure est bien ridicule: 20 B (0,5 ). Un petit bémol: le bus me laisse en voisinage des écoles, loin du centre ville. Il me faut un autre moyen de transport. Ca aurait été trop beau autrement.

J’atterris finalement au ″Guest House Romantic″  Je prends la chambre VIP, immense et bien aérée (9 fenêtres et une porte de veranda). Le sol est en teck, agréable aux pieds nus. La salle de bains, toute carrelée de bleu, est à taille commensurable avec la chambre, je vois de l’entrée à peine la baignoire trônant au fond. Seul côté négatif est l’absence de climatisation. Deux ventilateurs puissants se chargent de créer une brise dans ce loft somptueux.

Première chose: une douche froide!!!

Puis, prendre un petit supplément de sommeil; le train, c’est bien, mais pas suffisant.

Il est près de midi quand je rejoins le petit restaurant où on m’a si bien renseigné sur les hôtels du centre ville. Je ne suis pas déçu des nouilles de riz larges au fruits de mer qui sont la spécialité de Songkhla. Fabuleux!!!

SIESTE! Il fait vraiment très chaud, avec une petite brise, heureusement. On est bien dans l’extrême sud de la Thailande.

Vers 17h je me mets en quête d’un plan de la ville; le guide n’en comporte pas. Point de plan, mais j’ai assez potassé des déscriptions de la ville pour savoir où aller: la plage Hat Samila. Un moto-taxi m’y amène.

Ce samedi, la plage est bien peuplée, des Thais essentiellement, j’aperçois un ou deux ″farang″ de loin.

Une sculpture de nymphe fait l’unanimité pour les prises de photo:

une nymphe tres demandée

seance de photo

Les petits bassins, laissés par la marée font le bonheur des plus petits. Il y a des vendeurs de cerfs volants et plein de stands avec des gris-gris et, surtout, des choses à grignoter!

des cerfs-volants sur la plage

J’attends le coucher du soleil sur un banc et me délecte de toute cette animation bon enfant.

Le soleil se couche:

c'est beau...

Vite, il faut profiter de l’offre de fruits de mer des restaurants à côté de la plage… A moi, les poissons, les crabes, les calamars, moules et autres huitres. Frais et- délicieux!

28/2/2010

J’ai passé une bonne nuit et le chant des oiseaux du parc voisin me réveille. La ville possède beaucoup d’espaces verts et le jardins sont nombreux.

Aujourd’hui, c’est le jour du grand marché de rue de dimanche. Je passe de stand en stand toute le matinée.

Après, il est temps de manger – encore des fruits de mer. Sieste et moto-taxi vers la plage, c’est déjà l’habitude…

1/3/2010

aujourd’hui je compte aller á Ko Yo, une isle sur la mer de l’intérieur. Plus tard, il faudrait de nouveau faire les bagages et partir tôt le matin pour Hat Yai et prendre le train pour Kuala Lumpur.

Et ce sera la fin de mon périple en Asie du sud-est: avion KL-Londres-Roissy…

Mais on en n’est pas encore là!

Ce matin, il fait très chaud déjà à 8h. Je me sens pas d’attaque pour la visite de Ko Yo, tout de même à une vingtaine de km du centre ville. Je préfère explorer un peu les alentours de mon hôtel.

L’office de tourisme reste fermée – pas de plan. Le musée, comme tous les musées du monde (?), est fermé le lundi. Il me reste encore le marché, très vivant.

Songkhla est une ville sympatique, très aérée avec de larges avenues et beaucoup de parcs, temples et écoles. Il faut savoir qu’en Thailande, les écoles sont des établissements énormes dans des parcs très généreusement dotés de végétation. De quoi faire classe en pleine nature…

Les gens sont à l’image de leur ville: souriants et décontractés. On me salue souvent en flânant.

Vers midi, je retourne chez Phit, le restaurant où on m’a pas seulement fait bien manger mais où on m’a donné plein de tuyaux pratiques sur la ville et la région.

Phit me donne le coseil de visiter le monastère de la colline à l’ouest de la plage de Samila. L’après-midi est organisé!

Ce monastère, pas trop loin, est situé sur la colline Tang, déservi par un funiculaire: chouette!

On a une bonne vue la haut sur la ville, la mer et la mer intérieur avec ses isles. On voit bien l’isle du chat et celui du rat. Quelques bâteaux mouillent en attendant d’entrer dans le port.

les deux petites isles

à l'honneur du chat et du rat

Toute la colline est peuplée par des singes effrontés: méfiance, ça mord des fois!

Je descends vers l’ouest de la plage pour y attendre le coucher de soleil.

Partout des familles en train de picniquer, de faire voler des cerfs-volants et de se baigner.

tard sur la plage

Quelle belle plage!

Une fois la nuit tombée, je me fais déposer à mon « restaurant du soir »: moules rissolées, riz et tranches de canard. Une excellente façon de terminer ma dernière soirée.

2/3/2010

Déjeûner chez Phit (pains perdus à la confiture de cocos – délicieux, et thé). Encore les derniers conseils pour rejoindre le bus pour Hat Yai et moi déjà en route pour cette ville voisine où je dois prendre le train pour Kuala Lumpur. J’y arriverai le lendemain. Mon retour à la maison est bel et bien engagé!

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nouveau passage à Bangkok

22/2/2010

Bangkok sur le chemin du retour

Je quitte Phet et son guesthouse vraiment à contrecoeur. Cette fois-ci, je pars un peu plus tard – à 8h.

Par la suite je dois regretter ce départ tardif:

je vois le ferry rapide s’éloigner à mon arrivée, le suivant est un « lent », mais vraiment lent. Du coup, je n’ai pas mon bus pour Bangkok ni de 9h30 ni celui de 10h30 mais celui de 11h45.

Un bus moderne à deux étages. Peu de place, pourtant, pour mes jambes et des passagers jeunes sans complexes: notamment, on ne ferme jamais la porte des WC. Oh, les odeurs!!

Une fois au terminal de bus de l’est (Ekkamai), ça continue beaucoup mieux et je m’installe au Riverview vers 19 h.

L’hôtel à encore changé la direction de restaurant et je vais tester la nouvelle équipe (l’ancienne était d’une insupportable négligence…).

On peut le conseiller de nouveau et, ce soir, j’admire la vue merveilleuse que la terrasse du restaurant offre sur la RIVIERE. Cette rivière, le Chao Phraya, est superbe et fait de Bangkok, rien que pour elle, une station incontournable du voyageur en Asie du sud-est.

le Chao Phraya la nuit

23/2/2010

Après une bonne nuit, je commence ma journée « Bangkok ».

  • déjeuner au pain « maison » sur Rambutri, Banglamphu: un coin calme inhabituel pour le quartier de l’infame rue « Khao San ».
  • achat de livres pour le reste du voyage. J’ai même trouvé un de mes auteurs préférés: Tony Hillermann. Super!
  • Retour à Chinatown et déjeûner au « Golden Duck » où je suis maintenant client attitré. Mme. Découpe, comme toujours, ces délicieux canards qui font la renommée de laé maison et M. garde un oeil attentif sur les filles de salle. On sert pas mons de 37 canards à midi, pas mal!

    au Golden Duck après la bataille de midi...

  • sieste pendant les heures les plus insupportables des après-midis du Bangkok de février
  • rendez-vous chez mon dentiste de Siam Square.

Tout va bien et ma dentition est désormais pratiquement complète. Les soins dentaires ici sont exemplaires: à recommander.

Tout ces déplacements en ville sont possibles et rapides grâce au « riverboat express », une sorte de tramway fluvial d’une grande simplicité et efficacité. Ce sont encore des bâteaux en bois, à moteur surpuissant: ça va vite! Les arrêts aux pontons se font à quelques centimètres près et les transbordements ne prennent que quelques secondes: fabuleux!

A quand ça à Paris?

riverboat express à fond les manettes

Ce soir, grosse fatigue et je me couche tôt.

24/2/2010

Petit déjeûner sur la terrace du retaurant. Malgré l’heure matinale, le trafic sur le fleuve est déjà intense:

Chao Phraya le matin

On fait les valises, mon train pour Chumphon part à 15h10. Arrivée à 23h30.

Par précaution, vue l’heure tardive, j’ai retenu une chambre au « Chumphon Gardens » J’ai hâte de me coucher ce soir. (demain matin?)

Le parc maritime de Koh Chang

4/2/2010

Koh Chang

A mon départ de Saigon à 7 h, la ville était déjà bien réveillée. Si bien que l’on a mis presqu’une heure pou aller à l’aéroport, pourtant pour ainsi dire en ville…

Le vol Air Asia pour Bangkok s’est bien passé. Hélas, les queues devant les guérites de l’immigration étaient beaucoup plus longues que d’habitude – il était midi. Enfin, mon visa obtenu et ma valise récupérée, je me renseigne sur les possibilités d’aller à Trat.

Le vol de la Bangkok Air de 13h avait décollé depuis quelques minutes, c’était à prévoir. Le vol suivant était à 18h45. Hm, une attente un peu longue. Je n’ai quelques minutes pour attraper le bus pour Trat qui part du centre des transports à quelques km du hall d’arrivée . Course à l’échalote pour trouver la navette qui s’y rend. Acheter le billet et…attendre encore 30 min. le bus qui est en retard. Lorsqu’il il arrive finalement, j’ai eu largement le temps de me remettre de cette course et sécher. Il faut dire que Bangkok à midi est particulièrement bien chauffée, un sauna.

Le reste se passe admirablement bien: arrêt pipi et arrêt casse-croûte comme il se doit sur les bus des grandes lignes. Nous arrivons à Trat vers 18h et sous la pluie, inédit!!

Vue la pluie, je prends la première chambre qui se présente. Le POP GH a vu de meilleurs jours, mais pour une nuit, ça va, surtout à 120Bht la nuit (3$).

5/2/2010

Le lendemain, à 9h, coup sur coup: sawgntaew, un camion-taxi partagé, vers le quai des ferry à Laem Ngop, une demi-heure de ferry et, arrivé sur Koh Chang, puis taxi collectif vers Bang Bao, 45 min.

Il est près de midi et mon petit bungalow m’attend. Ouf!

Le village a grossi, mais la vue sur la baie est toujours aussi belle.

Ao Bang Bao

Le village est construit sur pilotis lelong une jetée en dur, terminé d’un petit phare. En pénétrant dans le village, on a l’impression d’être dans un tunnel

la jetée

d’où on sort avant la pointe de la jetée d’où partent les bâteaux de plongée et de traversée vers une des quelques 50 isles. Juste avant le phare

phare de Koh Chang

On passe par le bureau plein air de M. Ist Sichang qui sait arranger en quelques coups de téléphone les traversées et hébergements les plus compliqués:

M. Ist Sichang - la meilleure agence sur la place!

Un peu plus loin se trouve le Bang Bao Paradise avec ses bungalows périlleusement perchés sur leurs pilotis:

Bang Bao Paradise (ou très proche...)

Le confort y est peut-être minimal mais l’accueil tellement chaleureux. Il possède une grande plateforme sur la baie avec hamac, matelas et coin repas – Phet, la propriétaire, cuisine très bien et adore me gâter de ses plats.

Une fois installé, on n’a plus envi d’aller ailleurs…

Justement, le village ayant grossi et sans station d’épuration, la propreté de l’eau de la baie est définitivement compromise. Plus question de bain ni plongée  pour moi. Pour cela, il faut se rendre sur une des petites isles voisines.

C’est la haute saison et je vais tout de suite voir M. Ist pour réserver un petit bungalow sur une des plus belles de l’archipel: Koh Wai (45min en bâteau). Ca marche et je vais pouvoir jouer aux robinson pendant une petite semaine. Organisation, mon cher Watson!

Départ le surlendemain.

6/2/2010

Après une bonne nuit, le ventilateur est bien plus agréable que n’importe quelle clim, je fus réveillé par le tambourinement de gouttes sur la toiture. Une pluie torrentielle, tout à fait inhabituelle en cette saison, me cloue pratiquement à mon bungalow. Je sors tout de même pour prendre cette photo:

la baie sous la pluie - rare en cette saison

Cela dure une petite heure, puis le réservoir est vidé et tout s’arrête pour être remplacé par un soleil étincellant. Encore une de ces foutues belles journées…

7/2/2010

Koh Wai

Le bâteau qui fait la navette entre Koh Chang et plusieurs petites isles est un vieux rafiot en bois qui en a vu d’autres… Mais c’est le seul qui continue à faire le tour des isles quand il y a du vent. Du solide, quoi!

le vieux Bang Bao Boat est prêt à commencer son tour X

Nous sortons de la baie à un rythme phlegmatique mais constant et arrivons bientôt à notre isle préfférée: Koh Wai; ici, je descends en dernier à la jetée de Ao Yai Ma où Chai, le fils du propriétaire m’attend déjà avec un gros sourire de bienvenue. La petite baie de Yai Ma possède une magnifique petite plage sous les cocotiers et permet aussi bien la baignade que l’exploration des fonds avec masque et tuba. Ici, l’eau est d’une limpidité extraordinaire.

plage sous les cocotiers

L’isle a la forme d’un haricot couché de 2,5 km de long avec au nord de belles plages et au sud une côte plutôt rocheuse: le paradis des plongeurs.

Elle est entourée d’une floppée d’autres isles dont la vue depuis notre plage ravit l’oeil.

vue depuis la plage

Notre plage n’e voit que les gens logés ici et de temps en temps des « visiteurs » des autres établissements qui nous envient la belle plage et, last not least, la bonne cuisine de la maman.

Toute la baie est dans un écrin de verdure avec de vieux arbres intéressants.

le gardien

Depuis l’année dernière, Chai a deux bébés chien de la race locale que j’appelle « Iroquoise » à cause de leur pelage qui forme une crête sur leur dos. Des vrais Punk, quoi…

Ces petits chiens sont marrants et très confiants et ils m’amusent beaucoup avec leurs bévues répétés de jeunes délinquants; c’est comme ça que l’on apprend.

on s'amuse

Chai leur apprend à nager et, puisqu’il se fient aveuglement à lui, ils apprennent très vite et perdent rapidement leur peur de l’eau.

lesson de natation

La semaine passe tellement vite que j’ai l’impression d’être tout juste arrivé quand je dois déjà prendre le bon vieux Bang Bao Boat pour retourner chez Phet sur Koh Chang.

21/2/2010

La petite semaine chez Phet et Taer au Paradise passe tellement vite que c’est déjà dimanche la veille de mon départ pour Bangkok et la suite de mes pérégrinations.

Vers midi, arrive une amie de Phet avec du poisson séché, suivi de Taer qui a trouvé du calamar chez les pêcheurs. Vite, on décide de faire une party de calamar. En rien de temps les bêtes sont nettoyées et débitées, elles garnissent déjà les brochettes…

Ces calamars sont tellement frais que je n’arrête pas d’en prendre – il y en a une quantité généreuse. Ca se mange juste grillé avec une sauce au jus de citron vert avec une dose substantielle de chilis verts et rouges… ça emporte!

hmm! ça avec une sauce citron phrik-phrik!

Quelle belle fête surprise, ce dernier jour sur l’isle! Je ne suis pas le seul à me délecter:

Phet et sa copine apprécient

Cette belle jounée dominicale se termine en douceur et je regrette déjà de devoir partir demain.

Au revoir Koh Chang, Bang Bao, le « Paradise » et Phet et Taer!

Rendez-vous l’année prochaine!

Phet et Taer

Nha Trang et Saigon

27/01 – 04/02/2010

Nha Trang

Nha Trang n’a pas beaucoup changée depuis ma dernière visite – le nombre d’hôtels a augmenté, la qualité des restaurants est en baisse, leur prix, par contre, pas du tout.

La promenade, sur le modèle de Nice ou de Cannes, un siècle en retard donc, est bien ennuyeuse.

Alors, je me promène. Vers midi, il y a un « rassemblement » des « expat » francophones au kiosk ou je rencontre un tas de gens, français, belges et canadiens, qui vivent ici une bonne part de l’année leur retraite. C’est pratique pour les renseignements de tout genre, principalement sur certaines vietnamiennes et leur comportement carnassier…(je parle de leur « amour » prononcé voué à l’argent des étrangers vieillissants en quête de leur jeunesse).

Il est vrai, Nha Trang ne présente pas un intérêt follichon hormis un petit musée, l’aquarium, un Bouddha géant et des ruines Cham, splendides du reste.

Ah si, il y a la galerie de M. Than Long, un photographe de renom mondial. Strictement du noir et blanc, argentique uniquement. Il a fait de beaux témoignages des gens de tous les jours et de somptueux paysages. Un grand monsieur!

Avec Thouong et Bernard, nous allons voir le grand-père dans un village à une vingtaine de km de la ville. Là, c’est tout de suite la campagne avec ses chemins rocailleux, les montagnes, ses rizières et buffles.

La côte du centre sud est très belle: des îles et presqu’îles, des baies et des plages de sable blond, une eau limpide – choses que la ville a abandonnées au profit (tout court). J’aurais bien fait quelques photos, mais il fallait bien suivre le scoot de Bernard qui roulait poignée dans la coin…

Après tout, je me suis arrêté ici pour me reposer: c’est fait.

Je prends le train de nuit pour Saigon le premier de février.

Saigon

Me voilà de nouveau à Saigon.

Il y a plusieurs raisons à cela.

  • Je dois de nouveau rendre visite au réparateur d’appareils photo. Lors de la réparation précédante, on a oublié un tout petit ressort: résultat images surexposées.
  • J’en ai assez des voyages en bus, ce que le passage par le Cambodge implique. Je préfère prendre un vol pour Bangkok. Suivi d’un saut à Trat?
  • Le visa à l’entrée par voie terrestre n’est donné que pour 15 j – en arrivant par avion, ce sont 30 j. Pourquoi ces règlement ridicule???

Le réparateur est vraiment très aimable et me promet l’appareil pour le lendemain. Dans sa rue, quand j’arrive pour récupérer mon PENTAX, il y a une distribution de prix dans la cour de l’école voisine. Une ambiance de tonnerre règne dans la cour!

distribution des prix avant les vacances du têt

Mon appareil est prêt et donne satisfaction – à nous les belles photos!

Je prends mon courage à deux mains et prends un Xe-Om pour aller visiter la pagode de l’empereur de Jade – le chef du ciel chinois, quoi. Cete pagode est très richement décorée: sculptures en bois, plâtre et papier mâché.

entrée

un gardien féroce

sculptures riches

Il y a aussi un bassin refuge de tortues. Il est tellement surpeuplé que l’on se demande pourquoi encore en vendre à l’entrée?

maman et son bébé

J’ai pû assister à une cérémonie importante avec procession autour de l’autel et musique de percussion: impressionnant, surtout si l’on est assis à côté du gong et de la cloche servis par un jeune moine vigoureux…

J’entâme mon chemin de retour en m’arrêtant à l’ancien marché Ben Than, une merveille! On y trouve tout. Moi, j’y ai trouvé  du bon thé de Di Ling.

marché avec une longue histoire

Entretemps, il se fait tard et je n’en peux plus de la chaleur, on est vraiment gâté aujourd’hui, et le bruit de la circulation extrêmement dense. Je rentre en traversant le parc 23/9 (il suit la rue Pham Ngu Lao) qui me met à l’abri du bruit et me procure un peu d’ombre. Et, cerise sur le gâteau, va précisement vers mon quartier. Parfait!

Je me mets à l’ombre pour le reste de l’après-midi et ne quitte l’hôtel que vers le soir pour manger un bout. Il fait vraiment trop chaud aujourd’hui pour faire plus.

Quy Nhon

26/01/2010

Quy Nhon

Mon voyage de Kon Tum à Quy Nhon commençait de façon assez désordonné: le bus ne venait pas à l’endroit dit et j’ai dû aller le « chercher ». Puis, on ne voulait pas me donner la place à côté du conducteur, pourtant accordée la veille. Tout s’est arrangé et nous prenons enfin la route sous un soleil étincelant.

Les montagnes du centre sont vraiment très belles. Elles ne font pas peur en « écrasant » le visiteur et la végétation est très variée. Selon la hauteur, on a de beau pins ou alors de la jungle tropicale. Il y a des rivières partout.

Grâce à une route en bon état, nous arrivons à Quy Nhon de bonne heure.

L’hôtel, où j’ai maintenant mes habitudes, le Hay Yen, a une chambre agréable pour moi et tout le monde est toujours aussi aimable.

Je prends un petit en cas et vais me promener un peu sur la plage et dans le quartier des pêcheurs.

Ceux-ci sont rentrés depuis un moment et la baie est calme.

bâteaux de pêche dans la baie

Les « paniers » au premier plan sont en réalité les annexes et non pas des paniers à poisson.

annexes

Oui, ce sont des grands bols ronds, tressés en bambou et calfeutrés. Pour changer de direction, on pagaille du côté qui va bien…

annexe vu de près

Très curieusement, il pleut tout d’un coup de toutes petites gouttes d’un ciel bleu et je rentre vite fait.

J’organise mon départ du lendemain avec mon hôtel. Quy Nhon ne se trouve pas sur la grande ligne de chemin de fer nord/sud, mais n’y est reliée que par un petit bout de rails d’un fonctionnement plutôt irrégulier. Mieux vaut d’aller à la gare de Dieu Tri à sur la ligne principale à 10 km de Quy Nhon.

27/02/2010

Le fils de l’hôtel m’amène en moto à la gare de Dieu Tri avec suffisamment d’avance pour que je puisse prendre un mon billet et un petit déjeûner.

Ici, c’est le Vietnam « profond » et en guise de petit dèj on ne trouve que le pho bô, la soupe de nouilles dz riz avec un peu de boeuf et plein d’herbes et pousses de soja.

Le train venant de Hué est à l’heure et je commence mon voyage dans le confort: couchette de jour.

L’ami Bernard m’attend à la gare de Nha Trang et je pose mes bagages à l’hôtel avant de dire bonjour à Thouong et le petit – il est bien costaud à 5 mois.

Je compte me reposer des longs voyages dans les montagnes, visiter un peu les environs de la ville et flâner sur la promenade (c’est comme Nice en moins mondain).

Le blog sera mis un peu en veille pour le reste de mon séjour au Vietnam et reprendra plus tard en Thailande. A moins que…

Da Lat, Buon Ma Thuot et Kon Tum

21/01/2010

Dalat

A l’arrivée, hier soir,la ville était encore sous une pluie fine.

pluie

Ce matin, le vent a chassé les nuages et la pluie. La ville, fraîchement lavée, brille de toutes ses couleurs.

Dalat est une ville relativement récente. Le site fut découvert pour les européens vers 1893 par le docteur Yersin. La fondation de la ville date des années 1910-20. Le style est un mélange coquet de chalets alpins et de maisons à colombage normandes et constructions asiatiques.

Le relief de cette ville est très mouvementé et lorsqu’on se promène, on ne sait jamais si la rue va partir en pente vertigineuse vers le haut ou vers le bas.

que de rampes: Da Lat

Ainsi, le marché a une entrée pleine terre en bas et 3 étages plus haut, pleine terre également. A en perdre le nord…

Je me promène un peu pour trouver un endroit de petit déjeûner allèchant. En haut de la ville, au-dessus du marché, il en a quelques pâtisseries qui font l’affaire.

Une fois rassasié, je dois m’occuper de la suite de mon voyage. Ma prochaine station sera la ville, centre du café, Buon Ma Thouot, à quelques 4 h de bus d’ici vers le nord. Un bus local peut m’y transporter.

Le reste de la matinée est consacré à la visite du monastère de montagne Truc Lam. Par curiosité, je prends le téléphérique pour y aller. Le trajet est vraiment à prendre le souffle. Je fais plein de photos avec l’appareil réflex. Hélas, lors du remontage de l’objectif, le mécanicien a dû oublier un petit ressort et le diaphragme reste toujours grand ouvert. Photos toutes surexposées! ( je dois voir cela avec le réparateur avant de partir de Saigon, au départ pour la Thailande).

Il me reste, comme toujours, mon fidèle IXUS, qui, ma fois, ne se débrouille pas trop mal…

De retour de la montagne, mon Xe Om (moto-taxi) me dépose au pied du marché et j’admire les étals de fruits et de fleurs.

des fraises (de saison!)

tous beaux, tous frais

et les fleurs...

Je cherche en vain la sortie du troisième étage qui communique avec le haut de la ville. Je ne l’ai pas trouvée, vexant!

Déjeûner et sieste, suivis par un « planning » sérieux de mes déplacements et de l’utilisation des jours que je peux encore rester au Vietnam.

22/01/2010

Vers Buon Ma Thuot

22/01/2010

Malgré la couche de nuages qui couvre la ville à 7 h, il y a comme une promesse de soleil pour plus tard. Je dois prendre mon bus pour Buon Ma Thouot vers 9 h et j’ai tout mon temps pour un petit déjeûner.

Le minicar de « ramassage » ne passe que vers 9h30, il m’amène d’abord au terminal des bus locaux. Changement de bus.

Le nouveau n’est pas du tout aussi récent que le premier. Mais j’ai de la place pour mes jambes. Pourvu que ça dure…

Eh non, à l’arrêt suivant, le bus se remplit – pas encore trop. Mais au fur et à mesure , des étapes la situation se détériore: nous allons finalement arriver à destination avec environ 10 personnes que de places assises et je ne parle pas des bagages.

Buon Ma Thuot

A l’arrivée, après 5 heures de torture, tout cet entassement se dissout lentement et je redécouvre mes jambes. Un Xe Om me conduit à l’hôtel de mon choix (le Khach San Nguyen Nhi), choix pour lequel je me félicite: on peut s’y reposer avec le comfort souhaité.

Je me mets en quête d’un restaurant et passe par un joli temple indien.

presque frivol

J’ai trouvé un restaurant marrant. Ici, on vous sert une grande assiette de salade, basilic, oignons de printemps et d’autres herbes, une assiette avec des « trucs » croustillants, des tranches de concombre frais et en vinaigre et du papier de riz: on se la roule comme on veut et on obtient des nem tout à fait perso. On les mange en faisant mouillette dans une sauce délicieuse. Au bout des premiers rouleaux, on ne peut plus s’arrêter tellement c’est ludique ET bon!!!

Le soir, c’est Télé5Monde qui m’endort.

23/02/2010

Ce matin, je me nourris avec deux bons sandwichs: petite baguette fraîche avec pâté et plein « d’accessoires » de nature inconnue mais délicieux, le tout arrosé d’un café à vous dresser les cheveux sur la tête. Heureusement, on vous sert en même temps du thé vert à volonté. Je me vois pas calmer ma soif avec de la « nitroglycérine ». je peux vous garantir c’est fort de café!!

De retour à l’hôtel, mon Xe Om qui doit m’amener aux chutes d’eau de Dray Sap et Gia Long m’attend déjà.

L’approche de 20 km par la nationale (en réfection, bien sûr) est un peu longue. Mais une fois sur la petite route qui longe la rivière Krong Ana, c’est plus intéressant. J’aperçois plein de tuileries et briquetteries qui profitent de la qualite d’argile le long de la vallée.

Nous visitons d’abord Gia Long. Potentiellement moins spectaculaires, ces chutes d’eau d’une couleur bleu laiteuse, sont entourées d’une jungle épaisse; on a du mal de s’approcher. Ca manque un peu d’eau tout de même.

Gia Long

l'autre côté

Après, on prend l’autre embranchement de route pour voir Dray Sap. Déjà à l’approche, le manque d’eau est évident. Voyons voir ça de plus près.

Tout ce qui reste des chutes de 100 de large sont quelques gouttes par ci et par là. Je crois qu’il faut y retourner en période de pluie.

Un pont suspendu mène à l’autre rive pour pouvoir admirer les chutes.

on joue à Indiana Jones

Hélas,même de l’autre côté, cela ressemble plutôt à un vieux dentier ébréché…

Pour vous consoler, voici quelques fleurs de la jungle.

jolies fleurs

Cette excursion, un peu fatigante, m’a laissée sur ma faim.

En parlant de faim, au retour, je cours vite me rouler quelques nem chez Than Loan: ça me console!

Le reste de la journéé, je récupère et profite de l’accès Wi-Fi de l’hôtel.

24/02/2010

La route vers Kon Tum

Pour aller à Kon Tum, je voulais la place près du conducteur. Hélàs, je suis arrivé un peu trop tard pour l’avoir. La place que j’ai eu s’est avérée peu pratique mais m’a mise hors des nuisances dues au « surremplissage » du bus: mes jambes ont de la place.

Dans ce bus, le « chef » a réussi d’ajouter 5 personnes avec leur bagages en plus des 15 prévues: on se tasse, svp.

La route est très bonne, quand il n’y a pas de travaux. Il y en a malheureusement de temps en temps. A la sortie de Buon Ma Thuot sur 5 km et, très dur, à l’entrée de Kon Tum sur bien 10 km: réfection totale.

Le moteur est heureusement puissant et le conducteur en tire un maximum sur les parties en bon état.

Nous arrivons à Kon Tum plus en forme que d’habitude après un trajet de 250 km et 5 h.

Je descends au Kach San Dagbla, la rivière ici est le Dagbla, qui est peut-être un peu cher mais agréable: pas loin du centre, du marché et d’une ravissante église, toute en bois. J’aime beaucoup ce dépouillement. Voyez plutôt:

une bien jolie église - tout en bois

la nef

vitrail

Au retour à l’hôtel, je fais un détour par le marché qui, un dimanche à 16 h, fonctionne encore pour acheter quelques fruits: fruits du dragon, mangues et des mandarines à peau verte et luisante. Je ne vois pratiquement pas de bananes, ici on est peut-être déjà un peu trop en altitude?

J’arrive à organiser avec un couple de Canadiens une excursion dans les villages des minorités H’mong et d’autres endroits intéressants. Vu qu’on est trois, on peut marchander un prix – tout seul, j’aurais payé le prix fort…

Je profite de mettre au point avec Sam, l’agent de voyage de l’hôtel très aimable, mon voyage pour Quy Nhon, sur la côte. Ce sera le début de la branche de retour de ma petite boucle dans les « Central Highlands ».

25/02/2010

Visite des environs de Kon Tum

Mes covoyageurs canadiens et moi partent assez tôt pour une visite de la région de Kon Tum. Nous commençons par un village de la minorité des Jaray. Malgré les essais incessants du gouvernement de « vietnamiser » ces tribus, dans le passé souvent opposées au communisme à l’oncle Ho, ils vivent selon l’ancien mode de vie. Ainsi le village est dirigé par un des vieux du village et un commisaire politique. Des fois il y a aussi le prêtre catholique qui a son mot à dire. Un bien en découle: la scolarisation généralisée.

Ce village est resté profondément animiste et ne bouge pas de ses convictions. Comme depuis des temps ancestraux, les villageois vont chercher l’eau à la source, à distance du village et se foutent éperdument du puits que le gouvernement leur a foré. Les gens cherchant de l’eau s’arrêtent en cours de chemin au cimetière pour parler avec les morts, leur porter à manger et à boire. Même une vieille télé peut équiper la maisonnette qui contient la tombe: pour eu, les morts sont toujours vivants dans un monde « parallèle » et on peut leur parler, et surttout, on doit, s’en occuper.

une maison-tombe

gardien

un air français

Après quelques années, les morts quitten ce deuxième monde et vont dans leur demeure finale (le paradis?). A ce moment on organise une grande cérémonie d’ »abandon », accompagné d’un festin général et on laisse la tombe sous la seule surveillance de gardiens sculptés en bois de fer aux quatre coins de la tombe. Lentement le nature reprend ses droits…

Il est dommage que les gens ont abandonnés les toitures en chaume depuis un certain temps et les toits en tôle ondulée, certes sans entretien, me semblent disgrâcieux.

Quels sont les cultures dans les plaines le long de la rivière principale, le Dagbla? On voit des rizières et des plantations de Tapioka, un peu de sucre. Depuis le passage des français (et le Dr. Yersin) le café est un succès mondial. Il faut l’avoir goûté pour comprendre son succès. Nous sommes, dans la région, à la floraison et le parfum des fleurs de caféier est partout.

fleurs de caféier

Les français ont également apporté la culture du hévéa. Les plantations, maintenant démesurées, ont fait disparaître pas mal de jungle et le relief des collines en souffre beaucoup. La faune sauvage, très variée jadis, à pratiquement disparue, faute d’habitat. Mais cela rapporte…

Nous rentrons pour déjeûner pour continuer notre périple de l’autre côté de la ville.

Nos visitons un village d’une autre tribu, les Bahnar, croyance catholique (en principe…il reste pas mal d’animisme). Il y a tout de même pas mal de symboles anciens juste à côté de la petite chapelle. On voit alors des totems, preuve de la vaillance des villageois (je me demande du coup d’où viennent les mats décorés que garde jalousement chaque village bavarois….).

La vie sociale est centrée autour du Nhan Rong, une maison communale en bois, surmontée d’un toit bien visible de loin.

Nhan Rong exemplaire

Ces constructions en bambou et bis de fer résistent bien aux typhons qui font tant de ravages sur les constructions modernes.

Nous tombons justement le jour d’une grande fête et tout les villageois sont réunis dans leur Nhan Rong pour y boire (un) (beau)coup de vin de riz à la paille dans des jarres  et des boissons un peu plus forts – l’ambiance est extraordinaire.

la fête bat son plein

On joue de la musique de percussions à base de gongs et de xylophones (en bambou), cela n’est pas aussi raffiné que la musique balienne, mais sonne drôlement bien.

Nous arrivons à nous éclipser non sans peine: il faut boire et manger pour ne pas offenser nos généreux hôtes. Il y a tout de même un escalier, taillé sommairement dans un tronc d’arbre, à descendre.

un escalier bien difficile à négocier

Au retour, nous nous arrêtons chez une famille de fabricants de paniers et un papy musicien qui, avec ses 90 ans, est encore drôlement habile sur son xylophone fabriqué maison.

en pleine forme!

Nous rentrons comblés de tout ce que nous avons pû voir aujourd’hui.

Demain, je dois me lever tôt pour prendre mon bus pour la côte, Quy Nhon, je me couche de bonne heure.

Hoh Chi Min Ville – Saigon

17/01/2010

Le Vietnam

Le vol pour Saigon fait étape à Phnom Penh. Là, j’ai juste le temps d’acheter le « Chasseur d’Images » de décembre et d’admirer le livre de photos panoramiques sur Angkor de mon ami Jaroslav que l’on annonce déjà la reprise du vol. Puis, j’ai eu à peine le temps de chauffer mon siège et on arrive à destination.

J’ai prévu un périple dans la partie sud du Vietnam. A savoir les régions de montagne du centre-sud. Mon périple sera à quelque chose près le suivant:

périple dans le sud du Vietnam

Arrivée à Saigon, visite de la belle région de Dalat (bis), puis Ban Ma Thuot (plantations de café, belle cascade et parc naturel), Pleiku (en plein chez les minorités), un peu plus au nord Kon Tum.

Au retour, par Pleiku vers la côte: Quy Nhon et je rejoins Saigon par le train avec une étape chez les amis à Nha Trang.

Saigon au départ

Saigon un dimanche midi, c’est calme si on compare au reste du temps et mon taxi pousse des petites pointes pour arriver plus vite dans le premier district.

Oui, mon hôtel se trouve dans la plus bruyante des rues fréquentées par les voyageurs étrangers, la rue Bui Vien, mais situé tellement reculé dans un petit passage que l’on n’entend rien de tout ce tintamarre.

Ma chambre n’a pas été libérée pour cause de maladie (trop de bia?, indigestion?) et on me loge provisoirement en face. La chambre n’est pas trop mauvaise, mais un peu difficile d’accès: troisième…

18/01/2010

Dans l’ordre, j’effectue mon « déménagement » au Nhat Thao hotel, puis je me dirige vers le marché Ben Than, dans une des petites rues à côté, il y a un réparateur d’appareil photo sérieux.

En chemin, je m’arrête au « Tous les Jours », une boulangerie/pâtisserie française, pour compléter mon petit déjeûner d’hôtel, un peu succinct. Ils ont de vraies croissants (comme on ne trouve plus qu’en province chez nous…) et un excellent café vietnamien.

L’atelier de réparation met promet un diagnostique rapide et, si possible, une réparation pour demain. Il semble que la base de l’objectif soit cassée; elle est en plastique, donc fragile et pas adaptée au poids d’un zoom 18-250 mm. Merci PENTAX pour la qualité « légère » de ses fabrications…

Mais il me reste toujuours mon fidèle Ixus pour prendre des photos entretemps.

La rue Bui Vien du 1er district

Retour à Bui Vien, Pho Bo et sieste.

Plus tard dans l’après-midi, je vais voir si je ne trouve pas de nouveaux logiciels. Recherches fructueuses.

19/01/2010

Il pleut sur Saigon, doucement, ça ne mouille même pas. Le gars de l’atelier de réparation aurait dû me téléphoner. Ainsi je me mets en route pour y aller – avec un arrêt au « Tout les Jours » en cours de route, ça devient une habitude.

Le réparateur me promet mon appareil pour l’après midi sauf imprévu. Voilà, tout s’arrange.

Je profite du temps d’attente et chine un peu dans ce quartier des antiquaires. Une ancienne montre Breitling me tente vraiment: chronomètre automatique, édition spéciale Bentley et en état de marche. Je crois, après une révision elle sera comme neuve.

Après un petit « lunch » succinct, mon téléphone sonne: mon PENTAX est prêt. Je le récupère et rentre à l’hôtel vite fait car il s’est arrêté de pleuvoir ….doucement. C’est que vers le soir que la pluie cesse et que je peux sortir de nouveau.

20/01/2010

Je quitte Saigon sous la pluie pour Dalat dans la région montagneuse du centre-sud. Il pleuvra toute la journée. La vue sur les montagnes est cachée sous les brumes.

Nous arrivons à Dalat assez tard à cause d’un pneu crêvé.